Scor profite de l'accalmie des catastrophes naturelles

le 29/07/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le réassureur affiche un ratio combiné en nette amélioration et parvient à rester dans le vert au premier semestre

A l’issue d’un deuxième trimestre beaucoup moins affecté par les catastrophes naturelles que le précédent, Scor a réussi à dégager un bénéfice au premier semestre. Le réassureur a enregistré un résultat net de 120 millions d’euros entre avril et juin après une perte de 80 millions au cours des trois mois précédents, soit un profit de 40 millions d’euros à fin juin.

Le ratio combiné du groupe, qui rapporte le coût des sinistres et de gestion aux primes acquises, est ressorti à 113,1%, un niveau toujours élevé mais qui marque une nette amélioration (à 92,6%) par rapport au premier trimestre (135,2%). Cette progression s’explique, outre l’absence de catastrophes naturelles majeures, par un impact positif de 5,5 points issu du règlement d’un litige lié au World Trade Center.

Le coût réévalué des événements survenus au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Australie avait d’ailleurs conduit Scor à enregistrer une perte supplémentaire liée à ces événements de 10 à 15 millions d’euros début juillet, ce qui l’avait poussé à renforcer ses fonds propres en émettant 75 millions d’euros d’actions dans le cadre d’un programme hybride signé avec UBS.

Ses activités de réassurance non vie ont en outre enregistré une croissance de 22% des renouvellements sur les 320 millions d’euros de primes arrivant à renouvellement. «Le fonds de commerce se renforce à la fois avec l’acquisition de nouveaux clients et l’augmentation de la souscription auprès de clients existants», souligne le groupe dans un communiqué. Il précise que la hausse tarifaire moyenne pondérée a été légèrement supérieure à 2%. Sur le trimestre, Scor a enregistré une progression de 15,9% des primes brutes émises par rapport à la même période de 2010.

«Scor bat le consensus avec un ratio combiné meilleur qu’attendu (...) Le niveau d’activité est en nette progression», commente Danny Jacques, chez Raymond James.

Les activités de réassurance vie, qui ne prennent pas en compte les résultats du portefeuille mortalité de Transamerica Re acquis en avril, ont dégagé une marge opérationnelle de 7,2% à fin juin contre 6,5% un an plus tôt, «grâce à une amélioration de la rentabilité technique». Enfin sa branche de gestion, qui a davantage réduit son exposition aux dettes souveraines entre avril et juin, affiche un rendement des actifs de 4,4% sur le semestre. Le groupe réitère son objectif de croissance annuelle de 9% pour la période 2010-2013.

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