Les banques reviennent dans une phase de stabilisation de leurs effectifs

le 30/06/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Après -0,3 % en 2010, le solde net des créations d'emplois du secteur est remonté à +0,6 % au premier trimestre 2011, selon l’Association française des banques

La période de dégraissage dans le secteur bancaire semble passée. C’est ce que suggère l’étude sur l’emploi dans les banques commerciales présentée hier par l’Association française des banques (AFB) qui indique que les banques du pays «ont continué à mener une politique de recrutement active l’an dernier».

Dans leur ensemble, les banques ont en effet procédé à plus de 30.000 embauches sur l’année 2010 (plus de 17.000 sur le périmètre de l’AFB), avec un taux d’embauche en progression à 8,3%. Au 31 décembre dernier, 379.000 personnes travaillaient dans les banques adhérant à la FBF. L’AFB estime qu’après une baisse de 1,7% en 2009, effet crise financière oblige, le solde net des embauches s’est stabilisé depuis avec un recul marginal de 0,3% sur l’année 2010. Les effectifs ont même enregistré une hausse de 0,6% au cours du premier trimestre de l’année en cours.

La crise aura notamment permis d’entamer un rajeunissement et une féminisation des effectifs dans le secteur bancaire. Selon l'étude de l'AFB, les moins de 30 ans ont représenté 66,2% des recrutements (contre 63% en 2009) et 52% des embauches de cadres. Ils pèsent actuellement environ 19% des effectifs globaux et 44% de l'ensemble des postes pourvus. Or, la proportion des femmes parmi les cadres est passée de 31% en 2000 à 43% en 2010. Si, comme à son habitude, l’AFB ne donne aucune ventilation entre banque de détail, BFI et gestion d’actifs, la banque de détail regroupe 80% des emplois en 2010, contre 16% pour la BFI.

Concernant l’avenir, Ariane Obolensky, directrice générale de l’AFB, tient à rester prudente compte tenu de «l’environnement réglementaire qui rend difficile toute prévision de la part des banques sur l’évolution de leur politique de recrutement future».

Au total 14.500 recrutements seraient à l’agenda des grandes banques françaises pour 2011 dans l’Hexagone, selon les chiffres compilés par Les Echos. Mais les banques, en particulier les réseaux, ont affiché leur prudence l’an passé. Les Caisses d'Epargne et Banques Populaires avaient annoncé 1.000 recrutements et en ont finalement réalisé 1.600. Sur les 4.000 embauches programmées en 2011 par le Crédit Agricole, 3.200 concerneraient le réseau (soit 80%), et les besoins de BNP Paribas concerneraient à 60% les agences, 20% la gestion d'actifs et 10% la BFI.

A lire aussi