La Macif fait évoluer l’organisation de sa gouvernance

le 04/05/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La mutuelle se dotera en juin d’une nouvelle structure faîtière chapeautant l’ensemble de ses entités et modifiera la composition de son conseil

Gérard Andreck, président de la MACIF, photo: Hamilton/REA

La Macif s’apprête à faire évoluer sa gouvernance. Hier, lors de la présentation de ses résultats 2010, Gérard Andreck, son président, a annoncé la création prochaine d’une «structure faîtière de groupe » en charge de la stratégie et chapeautant l’ensemble de ses entités. Présentée lors de son congrès et d’une assemblée générale extraordinaire en juin prochain, «cette structure aura une autorité hiérarchique sur l’ensemble du groupe et disposera de moyens en matière d’audit, de contrôle des risques et sur le choix des dirigeants», a-t-il précisé.

Le nombre d’administrateurs restera inchangé, soit 24 personnes et quatre représentants du personnel. Mais «sa composition sera différente, les régions étant moins représentées alors que les filiales et activités du groupe le seront davantage», indique Gérard Andreck. De fait, alors que deux représentants par région siégeaient au conseil d’administration, seuls les présidents de région auront désormais droit de cité. L’objectif est d’améliorer une organisation qui, selon Gérard Andreck, «a laissé filer des dérives du type de Macifilia», révélées par L'Agefi.

Cette filiale, spécialisée dans les risques d’entreprises, a en effet accusé une perte nette de 58,6 millions d’euros en 2010 pour un chiffre d’affaires de 179 millions. «Des résultats désastreux qui nous amènent à revoir son modèle économique et son positionnement», a indiqué Roger Iseli, directeur général de la Macif.

Malgré ses difficultés, la compagnie a retrouvé des couleurs en 2010. La Macif a ainsi dégagé un bénéfice net de 212,8 millions d’euros, contre 13,5 millions un an plus tôt. Un bond en avant lié en grande partie à un produit exceptionnel en normes IFRS suite à la taxe de 10% sur réserve de capitalisation. Or, le groupe avait comptabilisé un impôt de 34%, générant ainsi une reprise d’impôt différé dont l’impact sur le résultat net s’élève à 190,9 millions d’euros.

Sa dynamique commerciale s’est également poursuivie. Son chiffre d’affaires a progressé de 6,8% à 6 milliards, porté par l’assurance vie (+9,5%) et de personnes (9,2%). En outre, malgré un coût net de réassurance de 74,5 millions lié aux événements naturels, son ratio combiné en dommages s’est amélioré de 3,5 points à 103,6%. Seul bémol, l’évolution du nombre de sociétaires est plutôt atone (+0,2%). «Notre stratégie a été de nous concentrer sur l’équipement de nos sociétaires», a précisé Roger Iseli.

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