La banque Palatine confirme son ancrage chez BPCE

le 30/03/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Forte de ses bons résultats en 2010, elle s'affiche comme complémentaire des autres institutions du groupe

Alors que l’avenir de la Banque Palatine était suspendu au succès du rapprochement des groupes Banque Populaire et Caisse d’Epargne, la teneur de l’exercice 2010 permet à ses dirigeants d’afficher leur sérénité.

Entre 2008 (début de la transformation de l’ex-filiale de l’Ecureuil) et 2010 (elle est directement rattachée à BPCE), le produit net bancaire est passé de 204 à 287,5 millions d’euros, avec des charges stables. Cet effet ciseau positif a permis à Palatine d’améliorer son coefficient d’exploitation, passé de 84,5% il y a trois ans à 65,6% en 2009, pour atteindre 59,5% l’année dernière. «Il devrait se stabiliser autour de 60% en 2011», estime Thierry Zaragoza, en charge des finances.

Le résultat net est un autre motif de satisfaction: Palatine l’a multiplié par 2,7 à 53 millions d’euros, en dépit d’une hausse de ses provisions pour coût du risque, qui ont plus que doublé (à 58,2 millions). Environ 16 millions sont de nature exceptionnelle et liés à la restructuration d’Urbania, auquel Palatine était exposée à travers deux lignes corporate. «Nous avons choisi de prendre les pertes sur ces créances», précise le président du directoire Daniel Karyotis. Le reste de l’augmentation est le fait «des difficultés des entreprises de notre cœur de cible dans un contexte de sortie de crise », poursuit-il. Les dirigeants tablent malgré tout sur une augmentation du résultat net en 2011.

Ils ont insisté sur l’intégration de Palatine dans le dispositif de sa maison mère. «Nous sommes le bras armé de BPCE sur les ETI [entreprises de taille intermédiaire]. Nous sommes complémentaires des Banques Populaires, qui se concentrent plutôt sur les PME de moins de 100 millions d’euros de revenus et les professionnels et de Natixis, qui vise les grands comptes», a d’ailleurs martelé Daniel Karyotis. Les encours de crédit aux entreprises ont progressé de 11% à 4,1 milliards d’euros; la banque a distribué un milliard d’euros de financements moyen et long termes en 2010. «La tendance s’annonce encore meilleure à l'aune du premier trimestre 2011, où notre production brute tourne autour de 280 millions d’euros», se réjouit Jean-Marc Ribes, en charge du développement.

Le modèle de Palatine repose sur la fertilisation croisée entre PME et chefs d’entreprises: les clients à double titre (de leur société et de leur patrimoine) représentent près de 36% de leur clientèle, contre 30% en 2009. L’objectif pour 2011 est d’atteindre les 40%.

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