L'avis de … Florence Giuliano, directrice du centre de compétences chez l’éditeur SAS

« Les systèmes d'information sont en phase d'intégration »

le 06/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Dans quels domaines se portent les efforts des banques, en termes informatiques, pour la gestion des risques ?

La gestion des risques se complexifie avec la contagion entre tous les types de risques révélée par la crise. Le problème des crédits subprime a ainsi commencé par un risque de crédit avéré qui s’est transformé en un risque de liquidité, puis de marché. Il est donc difficile de traiter les risques séparément, en silos, et les banques doivent être en mesure d’avoir une vision globale de leur exposition aux risques. Elles doivent travailler sur des systèmes intégrés, permettant d’agréger toutes les données relatives aux différents risques, de contrôler et d’évaluer la pertinence des modèles d’évaluation, de faire du reporting adapté à toutes les parties prenantes. Cela va au-delà de la problématique calculatoire.

La demande pour ce type de systèmes intégrés est-elle forte ?

Absolument. Depuis un ou deux ans, les banques travaillent sur l’homogénéisation de leurs systèmes d’information des risques, ainsi que l’industrialisation et l’automatisation des traitements dans un contexte de réduction des coûts et des effectifs. Et si elles sont capables de faire des calculs très complexes et du reporting avec les résultats obtenus, les régulateurs demandent désormais une traçabilité de l’ensemble du processus avec historiques des différents résultats et des modifications afférentes. C’est pour cela que nous avons lancé, début 2010, notre offre intégrée SAS Risk Management for Banking.

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