Résidentiel, commerce, bureau… où seront les assureurs?

le 15/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Entre 5 et 10 %, c’est le taux de rotation annuel moyen du patrimoine immobilier des assureurs. Traditionnellement consommateurs de bureaux, ils choisissent des actifs bien loués, implantés de préférence à Paris QCA (quartier centre d’affaires). Mais la crise pourrait légèrement modifier la donne. « Le triangle d’or parisien, tant convoité, présente des niveaux de loyers et de prix très élevés, explique Nathalie Robin de BNP Paribas Assurance. Nous recherchons donc des locaux plus éloignés et dont le prix locatif varie entre 250 et 350 euros le m2 pour un taux de capitalisation entre 6,5 et 7 %. » Allianz Real Estate pourrait investir, pour les besoins des compagnies du groupe, dans l’immobilier résidentiel. « Même si le coût de la gestion est plus élevé que dans le cadre d’immobilier d’entreprise et le rendement courant immédiat un peu inférieur, au final le rendement total sur longue période est assez proche de celui des bureaux pour un couple risque/rendement nettement plus favorable », explique Olivier Wigniolle. A l’inverse, c’est la législation trop contraignante de ce segment qui pousse Axa France à se désinvestir du segment résidentiel (17 %), à la faveur, entre autres, de belles opportunités sur les centres commerciaux qui constituent déjà 29 % de son actif général. Investisseur de poids, l’assureur codétient (45 %) ainsi avec Klépierre (55 %) le centre commercial Val d’Europe.

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