Rencontre avec… Philippe Zivkovic, président du directoire de BNP Paribas Real Estate

« Nous n'avons pas vocation à être fortement présents en habitat »

le 13/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Pourquoi avoir cédé la société Gérer ?

Cette structure, qui représente 25.000 lots en gestion, n’avait pas atteint la taille critique. Comme nous sommes très présents en immobilier d’entreprise et que nous n’avons pas vocation à être présents aussi fortement en habitat, nous avons saisi l’occasion de céder cette activité, qui n’était pas stratégique pour nous. Toutefois, nous avons passé un accord d’apport d’affaires, avec le nouveau propriétaire, sur les mandats de syndic et de gestion locative attachés aux immeubles issus de nos activités de promotion résidentielle.

Comment s’articule votre activité avec le réseau d’agences bancaires ?

Sur l’immobilier d’entreprise, qui représente 85 % de notre activité globale, nous travaillons en étroite synergie avec la banque et ses clients entreprises. Au-delà de la clientèle entreprise, à laquelle nous proposons nos services d’expertise, de transaction, de conseil et de promotion, nous sommes en étroite relation avec les clients de la banque privée et des agences bancaires. Outre les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier, NDLR) que nous gérons et les OPCI (organisme de placement collectif immobilier, NDLR) que nous lançons, nous commercialisons 1.200 lots en résidences services, vendues en exclusivité dans le réseau bancaire de BNP Paribas.

Quels sont aujourd’hui vos axes de développement ?

Nous mettons l’accent sur le déploiement de notre offre de services, avec une nouvelle organisation commerciale, par typologie de clients et par ligne de métiers dans chaque pays. Nous souhaitons poursuivre notre développement sur les métiers de services, notamment en investment management par la levée de nouveaux fonds d’investissement - nous gérons aujourd’hui 10 milliards d’euros d’actifs -, en administration de biens par l’augmentation de notre parc, et en promotion et transaction de logements en restant présents dans les grandes régions françaises avec une production stabilisée autour de 3.000 logements par an.

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