L'avis de... Stéphane Deschamps, senior manager Architecture et technologies chez Logica

« L’interactivité entre le client et le conseiller est renforcée »

le 07/01/2010 L'AGEFI Hebdo

Pourquoi les établissements financiers sont-ils attirés par la table Surface de Microsoft ?

Tout d’abord, ils sont intéressés par l’image innovante que cette technologie pourrait leur apporter vis-à-vis de leurs clients. Surtout, ils attendent beaucoup de l’amélioration de la relation client. En face à face, cette table tactile permet une intégration complète des processus de vente pour des produits financiers. D’un point de vue technologique, Surface est capable de détecter 50 points de contact différents, ce qui permet une interactivité renforcée entre le(s) client(s) et le conseiller, qui peuvent manipuler ensemble des documents sur un même écran. Lors des démonstrations de l’application que nous avons développée pour Suravenir, nous avons constaté une prise en main naturelle et intuitive de la part des utilisateurs. Ils savent comment manipuler des fiches produits, les sélectionner. En outre, de plus en plus d’établissements financiers réfléchissent à la mise à disposition de leurs applications métiers via des web services (programmes informatiques permettant la communication et l’échange de données entre applications hétérogènes via internet ou un intranet, NDLR). Surface est un terminal informatique doté de tous les protocoles de communications informatiques sécurisés, parfaitement adapté pour ce type d’architectures distribuées. Par exemple, Suravenir expose des web services sécurisés par internet pour calculer les performances des portefeuilles constitués.

En termes de développement, qu’est-ce qui change avec Surface ?

Le plus compliqué est de bien appréhender le framework de développement (ensemble de bibliothèques de fonctions et d’outils permettant le développement d’applications, NDLR). La conception des applications est différente. On ne doit plus raisonner en fonction de la manipulation d’une souris et de champs de saisie. Désormais, il faut prendre en compte la manipulation avec les mains ou la reconnaissance des formes, cela implique plus de créativité. Mais cela permet des applications plus ergonomiques et plus intuitives. Par exemple, pour filtrer les différents supports entrant dans la composition d’un portefeuille pour Suravenir, il suffit de dessiner des cercles concentriques, non plus des cases à cocher. Les applications métiers resteront les mêmes mais les processus qui les sous-tendent deviendront plus naturels.

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