Le financement de l’économie dans la balance

le 13/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Portugal, Italie, Irlande, Espagne et Grèce (PIIGS) : la seule banque française à avoir communiqué ses engagements en emprunts d’Etat des « PIIGS » est Société Générale : 13 milliards d’euros. Mais si ce groupe et Crédit Agricole SA (CASA) focalisent l’attention, ils le doivent à leurs filiales locales, Geniki (détenue à 54 % par Société Générale) et Emporiki. Le 6 mai, BNP Paribas a enfoncé le clou : « N’ayant pas procédé à l’acquisition d’une banque grecque, [le groupe] n’a pas d’exposition significative sur l’économie de ce pays », a-t-il lancé, qualifiant de « négligeable » le montant de 3 milliards d’euros qui le concerne. Représentant 0,2 % des engagements du groupe, ce montant est à comparer à celui, dévoilé le 7 mai par CASA, des engagements commerciaux de sa banque de financement et d’investissement : 2,4 milliards, soit 1,2 % du total. Mais quelles seront les conséquences du plan d’austérité sur les particuliers et entreprises en Grèce ? Les groupes bancaires sont sur la réserve. Or, les pouvoirs publics français leur ont demandé de conserver leurs titres de dette souveraine, mais aussi de continuer à financer l’économie locale. Ce qui ne présage rien de bon pour les maisons mères de Geniki et d’Emporiki. En toute logique, Société Générale a néanmoins « mis en œuvre des mesures de prudence en durcissant notamment ses conditions d’octroi de crédits et en rationalisant ses coûts »

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