L'avis de... Sylvain Fourny, responsable business développement pour le secteur banque, finance, assurance chez Atos Worldline

« Les établissements financiers mettent en place des prototypes »

le 21/01/2010 L'AGEFI Hebdo

Où en sont les applications mobiles destinées aux collaborateurs ?

C’est une problématique assez récente. Les établissements financiers ne sont pas encore très mûrs concernant ces questions. Ils se les posent bien évidemment depuis quelque temps déjà, mais en envisageant des terminaux spécifiques dédiés, comme des PDA (assistant numérique personnel, NDLR) et très sécurisés, nécessitant des développements spécifiques. Mais l’arrivée et la montée en puissance des smartphones ont changé la donne. Depuis quelques mois, certains acteurs mettent en place des prototypes pour adapter et exploiter ce qui a été développé pour les PDA. Ce sont des pilotes destinés à quantifier les gains potentiels de ces applications mobiles.

Plus précisément, sur quels types d’applications travaillez-vous ?

Elles concernent principalement des courtiers en assurance ou des conseillers crédit régulièrement en déplacement. Elles s’adressent aussi, pour les sociétés d’assurances, aux collaborateurs en charge des missions d’assistance. Pour ces derniers, les fonctions de géolocalisation sont très intéressantes. En général, c’est la réactivité qui est recherchée - pour éviter une réponse rédhibitoire du type : « Je regarde et je reviens vers vous » - et l’optimisation des délais.

Quelles sont les implications technologiques spécifiques pour ces applications mobiles ?

L’aspect sécurité est forcément très important. C’est une condition incontournable pour laisser des données sensibles « en liberté » sur des terminaux nomades. Cela implique des processus de désactivation à distance, ainsi qu’une authentification adaptée au type de terminal utilisé. Par exemple, pour des téléphones à interface tactile, nous réfléchissons à la possibilité de s’authentifier avec une seule main. L’ergonomie est aussi importante compte tenu de la taille des écrans. Enfin, le temps de réaction et la disponibilité d’informations mise à jour sont deux autres critères techniques incontournables. Les applications embarquées - c’est-à-dire à télécharger - sont privilégiées. D’une part, pour bénéficier des spécificités technologiques des smartphones comme la géolocalisation et, d’autre part, pour pouvoir travailler en mode déconnecté, en cas d’absence de connexion internet.

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