Rencontre avec... Philippe Queuille, directeur général de BPCE Opérations et pilotage de la réorganisation de l'organe central

« La décentralisation, mais dans un développement ‘viral’ »

le 20/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Sur un milliard de réduction de charges en 2013, 31 % viendront des systèmes d’information (SI). Irez-vous jusqu’à la mise en place d’un SI unique ?

Non. Caisses d’Epargne et Banques Populaires garderont chacune leur plate-forme, la construction de la première ayant débuté en 2008 pour aboutir en juin prochain, tandis que la seconde est opérationnelle depuis 2006. Une coordination informatique est toutefois nécessaire entre les quatre communautés : Banques Populaires, Caisses d’Epargne, Natixis et organe central. Nous travaillons en mode projets.

Quels sont ces projets ?

Certains ont déjà été engagés, d’autres sont identifiés, comme la convergence des infrastructures. De 7, voire 8 en comptant la sous-traitance, nous passerons à 3 centres de données répartis entre Paris et Castres. Nous développons aussi des briques communes, entre les réseaux dans le champ réglementaire (lutte antiblanchiment, etc.) et avec Natixis pour sa production de crédits à la consommation.

Vous avez créé une plate-forme de traitement de chèques pour six Banques Populaires et Caisses d’Epargne. Y aura-t-il d’autres évolutions comparables pour accroître l’efficacité du groupe ?

Après une revue des bonnes pratiques, chaque banque ou caisse décide d’adopter ou d’adapter sa démarche avec nos équipes qui labellisent et documentent les meilleures afin de les déployer. Il s’agit de maintenir la décentralisation, mais dans un développement « viral ». Pour cela, il nous faut un milieu urbanisé. Cela se traduit par la création de cinq plaques régionales, dont celle de Paris, sur lesquelles d’autres applications concrètes seront développées. L’efficacité de l’organisation globale du groupe est sans doute le point le plus complexe du programme, d’autant qu’il s’agit de préserver les bassins d’emplois.

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