La compétitivité française handicapée par les taxes

le 08/07/2010 L'AGEFI Hebdo

« C’est un facteur qui pèse encore sur la capacité des banques à renforcer leurs fonds propres », regrette Ariane Obolensky (photo), directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF) : la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont décidé d’une nouvelle taxe. Le ministre de l’Economie Christine Lagarde espère ainsi lever environ 300 millions d’euros. Un montant finalement limité, estiment certains. Toutefois, « cette taxe, à elle seule, constituerait un handicap majeur pour le financement de l’économie en Europe, et notamment en France où les deux tiers des besoins de financement des entreprises sont assurés par les banques », prévient la FBF. Si les britanniques peuvent trouver une compensation dans l’allègement progressif de l’impôt sur les sociétés (IS), rien de tel n’est prévu pour les françaises. Or, « le système bancaire français contribue à hauteur de 18 % au produit de l’IS*, à comparer aux 20 % perçus en Grande-Bretagne où le poids du secteur est sensiblement plus élevé, rappelle Ariane Obolensky. Outre l’IS, la taxe sur les salaires s’élève en moyenne à 2 milliards d’euros. Cette année, les banques enregistrent un surplus de 600 à 700 millions d’euros entre la taxe professionnelle, celle sur les bonus et celle enfin pour la nouvelle supervision. » L’an prochain, elles pourraient donc arriver à 1 milliard.

* Environ 63 milliards d’euros pour 2009

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