Coface, plus belle pour un mariage

le 20/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Après une perte nette de 163 millions d’euros en 2009, Coface a renoué avec les bénéfices en ce début d’année. Le redressement de l’assureur-crédit, géré comme une participation financière au sein de Natixis, est donc « en bonne voie », a estimé François Pérol. Le président du directoire de BPCE, sa maison mère, a aussi précisé que les réflexions en étaient « vraiment au début » concernant son évolution. La vente en bloc de Coface semble difficile : les acquéreurs industriels ne se bousculent pas au portillon. Début mars, Jérôme Cazes, son directeur général, avait déclaré à La Tribune qu’une introduction en Bourse était une solution « tout à fait réalisable », mais les investisseurs se montrent sceptiques. BPCE pourrait donc scinder certaines de ses activités (notation de crédit, garantie des exportations, affacturage, gestion des créances) ou envisager la cotation d’une branche. L’intervention de la Caisse des dépôts et consignations pourrait aussi permettre à Natixis de se désengager et à l’Etat de maintenir l’activité de garantie des exportations dans des mains françaises. La banque d’affaires Rothschild a été mandatée pour étudier toutes les pistes.

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