Le cas français des OPCVM monétaires

le 01/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Les propositions du Comité de Bâle ne sont pas censées prendre en compte les spécificités nationales. Il en est une que revendiquent les banques françaises : le poids de la gestion collective monétaire ignoré par le ratio de liquidité. Les parts d’OPCVM monétaires ne sont pas une ressource bilancielle pour les banques. Les titres de créances bancaires à court terme constituent néanmoins une partie conséquente de l’actif des OPCVM monétaires. Or, ces derniers ne sont pas considérés comme une ressource stable et ont donc une pondération nulle au numérateur du ratio NSFR. « On peut raisonnablement considérer que les parts d’OPCVM monétaires constituent, pour l’épargnant ou le trésorier d’entreprise, un substitut aux dépôts à moins d’un an, explique Laurent Quignon, économiste de BNP Paribas. Or, les titres de créances détenus par les OPCVM monétaires ne sont que la contrepartie de l’épargne investie dans ces véhicules par les ménages et les entreprises et sont, à ce titre, une ressource plus stable que les autres titres de créances à court terme. En effet, si l’épargne investie par la clientèle dans des OPCVM monétaires était directement placée sous forme de dépôts, elle alimenterait les bilans bancaires et serait pondérée à 70 %, voire 85 %. » Pour mémoire, l’encours des OPCVM monétaires dans l’Hexagone atteignait 480 milliards d’euros, représentant l’équivalent de 6,5 % des bilans des établissements de crédit contre 2,4 % seulement en moyenne dans l’ensemble de la zone euro (données BCE, janvier 2010).

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