L’avis de... Hyacinthe Choury, directeur « technology consulting » au sein de la « global business unit finance » de Capgemini

« Les banques s’équipent souvent de plusieurs solutions »

le 25/02/2010 L'AGEFI Hebdo

Le choix des outils d’intégration est-il très large ?

Il existe plusieurs catégories de produits fondés sur diverses technologies à l’origine, mais leurs mécanismes de fonctionnement sont proches et ils offrent désormais des fonctionnalités similaires. Les ETL (extract, transform, load, NDLR) servent souvent à alimenter les datawarehouses ou à relier différents systèmes d’information par transfert de fichiers. Les EAI (enterprise application integration, NDLR) sont destinées à la communication par message. Les ESB (enterprise service bus, NDLR) permettent d’automatiser des processus et de traiter les anomalies en mode asynchrone. Et les workflows permettent de gérer des processus longs intégrant l’intervention humaine.

Quelles sont les raisons de choisir telle ou telle solution ?

Les entreprises choisissent leur fournisseur selon l’usage principal qu’elles font de l’outil, ou peuvent s’équiper de plusieurs produits. Les ETL sont privilégiés pour alimenter les bases de données, les ESB pour des enchaînements de tâches, mais ils peuvent se compléter. Les grands groupes financiers ont tous plusieurs produits pour répondre à leurs divers besoins. Dans les établissements de taille plus modeste, on rationalise en choisissant un fournisseur principal avec des produits complémentaires. Il est ainsi fréquent de posséder un ETL et un EAI, ou un ESB.

Quelles sont leurs limites ?

Ce sont des outils souples qui permettent de nombreux paramétrages, mais ils ne font pas tout. Les ESB, par exemple, disposent d’un module de supervision intégré pour mesurer l’efficacité des processus, mais il faut savoir où placer les points de contrôle et définir les indicateurs qui mesurent cette efficacité : il faut avoir prévu des sorties de processus à chaque étape de façon à dérouter l’opération comportant une anomalie pour pouvoir la traiter automatiquement ou manuellement. Ce sont de bonnes pratiques qui se sont structurées au fil du temps. Déployer des produits d’intégration permet ainsi de gagner en qualité de programmation, mais définir leur architecture globale reste du ressort des hommes.

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