Rencontre avec… Patrick Cerceau, general manager Europe de Mapfre Re

«La France est le premier marché de réassurance du groupe»

le 04/09/2014 L'AGEFI Hebdo

«La France est le premier marché de réassurance du groupe»
(DR)

Pourquoi avoir ouvert une succursale de Mapfre Re en France ?

Concernant une activité par essence supranationale, on peut estimer que la proximité n’est pas forcement  nécessaire. De nombreux concurrents ont choisi Zürich, parfois comme seule implantation en Europe. Chez Mapfre, sixième assureur européen et douzième réassureur mondial présent dans 16 pays, nous pensons qu’il est déterminant d’avoir une présence sur nos grands marchés. Après trois années au Mexique, j’ai pris la direction générale Europe à Bruxelles. L’objectif était alors de porter la France au premier rang des pays européens en réassurance vie et non-vie. De même que nous disposons d’une succursale à Milan et à Munich, nous avons décidé il y a trois ans d’ouvrir à Paris, pour l’activité vie. Nous avons profité d’affaires nouvelles liées aux couvertures pré-Solvabilité 2 décidées par les assureurs français souvent en avance sur les autres marchés européens.

Comment avez-vous approché vos clients ?

Nous avions déjà un portefeuille clients : moitié activité vie, moitié non-vie. Nous avons développé la première en constituant une équipe d’une dizaine de professionnels essentiellement Français. Nous avons approché notamment des institutions de prévoyance, des mutuelles : au départ, l’identité mutualiste du groupe Mapfre a pu faciliter les choses. L’aide de quelques courtiers spécialisés fut aussi précieuse.

Avez-vous atteint vos objectifs ?

La France est en effet le premier marché de réassurance du groupe, lui apportant environ 10 % de son chiffre d’affaires – dont 80 % en réassurance-vie. La moitié de notre activité dans ce domaine est générée par le rehaussement de marges sous solvabilité 1, 30 % par la réassurance-vie classique et 20 % par le préfinancement des coûts d’acquisition des assureurs.

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