Les actifs sous gestion de Nordea ont atteint 330,4 milliards d’euros fin 2017, en baisse de 0,5 milliard d’euros par rapport au trimestre précédent et en hausse de 2% par rapport au même trimestre de l’année d’avant. L’appréciation du marché a contribué à hauteur de 0,5 milliard d’euros, tandis que la collecte nette a été négative de un milliard d’euros au cours du trimestre, en partie en raison d’ajustements structurels, explique Nordea dans un communiqué.La décollecte nette en Private Banking s’est élevée à -1,4 milliard d’euros en 2017, le seuil d’accès au Private Banking ayant été revu et augmenté dans les différents pays. Les clients ayant un montant de richesse inférieur au nouveau seuil ont été transférés dans le segment Premium de Personal Banking; La collecte nette ajustée s'élève à 1,8 milliard d’euros et se concentre clairement sur les segments de clientèle High Net Worth Individuals et Ultra High Net Worth Individuals. Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre en Private Banking s'établit à 124 millions d’euros, en baisse de 18% par rapport au trimestre correspondant de l’exercice précédent, en raison de la baisse des marges et des transferts de clients internes et d’un travail accru sur les exigences réglementaires. Nordea indique que la hausse des coûts de 6% par rapport au dernier trimestre peut être largement attribuée à un coût extraordinaire pour la réhabilitation réglementaire et la transformation des activités. Le bénéfice d’exploitation s'élève à 7 millions d’euros.En Asset Management, Nordea indique avoir maintenu sa forte croissance des revenus. Après des ventes records de fonds de tiers au cours des dernières années, l’objectif en 2017 était de préserver la base d’actifs actuelle. La collecte nette sur le segment des clients institutionnels est jugée «satisfaisante» à EUR 1,2 milliard, en particulier au Danemark et au Royaume-Uni. Une collecte négative de 0,7 milliard d’euros au quatrième trimestre, principalement lié à la fermeture progressive du fonds Stable Return, s’est traduite par une collecte nette totale de 0,5 milliard d’euros sur l’année. Le flux net des fonds de commerce nordique a été stable, affecté négativement par la conformité et la préparation de la réglementation, ainsi que par la réorganisation des unités dans Nordea.
Le regroupement des activités de gestion d’UBS dans une même division, Global Wealth Management (GWM), s’accompagne de nombreux mouvements de responsables qui devraient prendre effet début février, selon une note dont le site spécialisé finews a eu connaissance. Dirk Klee, le responsable des opérations (COO) pour le wealth management, et Paul Raphael, le patron de la gestion de fortune pour les marchés émergents et l’Europe, seraient ainsi sur le départ. Paul Raphael sera remplacé par Christine Novakovic, jusqu’ici responsable de la banque d’investissement en Suisse, tandis que pour remplacer Dirk Klee, Reto Wangler, actuellement responsable des opérations pour la Suisse, est promu au poste de responsable des opérations de la nouvelle division, dont les actifs sous gestion devraient s'élever à environ 2.600 milliards de francs suisses. «Nous discutons d’autres options avec Paul Raphael et Dirk Klee», indiquent toutefois dans la note Martin Blessing et Tom Naratil, les deux nouveaux patrons de la division GWM.A noter aussi la promotion de Damian Vogel, actuellement responsable des risques pour la Suisse, au poste de responsable des risques au niveau mondial au sein de la nouvelle division. Il remplace Shailesh Shah qui quitte la société pour des raisons d'âge. Paulina Polito, responsable de la stratégie, voit son périmètre d’intervention élargi au-delà des Etats-Unis. Elle devra aussi restructurer les activités marketing, relations clientèle et recherche au sein de la nouvelle division, en collaboration étroite avec le patron du marketing, Johan Jervøe.
Après avoir largement contribué à la consolidation bancaire en Suisse, Union Bancaire Privée mise désormais prioritairement sur la croissance organique car les acquisitions intéressantes en Suisse se font de plus en plus rares. «Je serais heureux de pouvoir augmenter nos actifs sous gestion à 150 milliards de francs dans une période de deux à trois ans», a indiqué Guy de Picciotto, directeur général d’UBP dans les colonnes de Finanz and Wirtschaft. A fin 2017, les actifs sous gestion de la banque privée basée à Genève s'élevaient à 125 milliards de francs.Cela dit, le patron d’UBP affirme toujours scruter le marché à l’affût d’une bonne opportunité de reprise. Le périmètre de recherche s’est toutefois élargi. «Les acquisitions sont susceptibles d'être effectuées hors de Suisse, par exemple à Londres ou au Luxembourg. Il serait particulièrement intéressant de procéder à un rachat en Asie, où nous avons encore trop peu de clients», a-t-il expliqué.
Le groupe Bellevue a réalisé l’an dernier une collecte nette d’environ 1,2 milliard de francs suisses, selon les premières estimations. Les actifs sous gestion ont ainsi atteint un niveau record à plus de 12 milliards de francs suisses, indique un communiqué. Le résultat d’exploitation devrait s’inscrire autour de 29 millions de francs et le bénéfice après impôts à 21 millions de francs suisses. Les résultats détaillés devraient être présentés le 27 février prochain.
La société de gestion allemande Universal-Investment a annoncé ce 24 janvier avoir remporté un mandat auprès de Lazard Asset Management (Deutschland) pour l’administration de 21 fonds représentant un encours total d’environ 1,5 milliard d’euros. La migration des prestations d’administration sur la plateforme d’Universal-Investment a été bouclée en janvier 2018. Le mandat comprend l’administration et la comptabilité des fonds ainsi que des services dans les domaines de la fiscalité et du reporting, précise un communiqué.Les actifs administrés par Universal-Investment s'élèvent actuellement à plus de 59 milliards d’euros.
La Commerzbank a annoncé avoir conclu un accord de distribution avec le géant de la gestion BlackRock. Depuis le début du mois, la banque allemande propose désormais la solution d’investissement «Index-Invest», des fonds multi-classes d’actifs de BlackRock, constitués exclusivement d’ETF et de fonds indiciels. Index-Invest comprend environ 50 ETF et fonds indiciels sur les marchés mondiaux. L’agence de notation Scope a, début 2018, donné sa meilleure note «A» aux stratégies plus ou moins offensives proposées par Index-Invest, relève la Commerzbank dans un communiqué.
La boutique de gestion allemande Prismatic Funds, basée à Hambourg, vient de recruter Marcus Reck, un ancien gérant de la société de gestion Acatis, basée à Francfort, rapporte le site Citywire. Marcus Reck a passé une dizaine d’années chez Acatis où il a géré les fonds Acatis Aktien Global et Acatis Fair Value Aktien Global.Chez Prismatic Funds, Marcus Reck va piloter le fonds IP Blue, qui vient d'être lancé. La stratégie se concentre sur les actions américaines et européennes, avec l’objectif de dégager des rendements solides ajustés du risque sur des horizons d’investissement de long terme. Le fondateur d’Acatis, Hendrik Leber, remplace Marcus Reck pour la gestion des deux stratégies dont il avait la responsabilité, croit savoir Citywire.
La société de gestion indépendante FlossBach von Storch a annoncé ce 24 janvier le lancement d’une stratégie défensive sous la forme d’un fonds multiclasses d’actifs présenté comme une solution alternative au compte-épargne. Le nouveau fonds, «Flosbach von Storch -Der erste Schritt» (ou le premier pas), aura une part maximale d’actions de 15%, le reste du portefeuille étant réparti en obligations souveraines, entreprises et sécurisées. La stratégie sera pilotée par Frank Lipowski et Elmar Peters.Le fonds sera commercialisé en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Luxembourg.
La société de gestion indépendante Lupus alpha, basée à Francfort, a annoncé une progression l’an dernier de 2,1 milliards d’euros ou 24% de ses actifs sous gestion qui ont ainsi franchi la barre des 10 milliards d’euros pour s'établir à 10,8 milliards d’euros à fin décembre 2017. Cette évolution est due pour l’essentiel au développement des activités avec la clientèle institutionnelle, souligne un communiqué. Les actifs institutionnels totalisent 9,4 milliards d’euros, les actifs retail 1,4 milliard d’euros.La presque totalité des produits proposés par la société de gestion, - petites et moyennes capitalisations européennes, stratégies de volatilité et stratégies dites «Advanced Fixed Income» (notamment avec des CLO)-, ont enregistré des entrées nettes significatives et les stratégies Small & Mid Caps européennes se sont particulièrement bien comportées. Les différentes stratégies ont dégagé des surperformances comprises entre 3% et 11%. Le fonds Lupus alpha Smaller German Champions a ainsi réalisé une performance de 33,35% et une surperformance de 11,85%.
Le spécialiste des énergies renouvelables Agloria, basé à Heidelberg, et Universal-Investment ont annoncé le lancement d’un fonds luxembourgeois réservé aux investisseurs institutionnels qui sera dédié aux parcs d'éoliennes. L'équipe d’investissement devrait se concentrer sur l'éolien onshore en Allemagne et en Europe continentale. Le fonds devrait démarrer avec des encours d’au moins 20 millions d’euros avec un objectif de taille de 500 millions d’euros.L'équipe d’Agloria est active depuis 2004 dans le secteur des énergies renouvelables. Elle a déjà réalisé des investissements pour un montant brut d’environ 1,6 milliard d’euros dans le photovoltaïque et l'éolien.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } La Caja de Ingenieros, a financial services and insurance credit cooperative, has signed a partnership agreement with Crédit Coopératif, which will celebrate its 125th birthday in 2018. The agreement, signed by Christine Jacglin, CEO of Crédit Coopératif, and Joan Cavallé, CEO of Caja de Ingenieros, aims to assist the international development of their clients. The collaboration will be centred on supporting projects related to the social economy, the internationalisation of cooperative structures, sales of socially responsible investment (SRI) investment vehicles, and the sharing of best practices. The asset management firms at the two banks will be able to collaborate to distribute SRI funds, and will benefit from synergies in asset management and the economic and financial monitoring of assets, a statement says.
Robeco announces that it is outsourcing part of its operations and administration activities to J.P. Morgan. The decision to outsource is part of the company’s strategic plan for 2017-2021, which envisages further international growth in both investment and client-servicing activities. J.P. Morgan will become Robeco’s service provider for fund accounting, operations, custody, depositary, transfer agency and securities lending.Robeco’s operations, based in Rotterdam, currently perform well within competitive cost levels. However, given industry developments and Robeco’s global ambitions, new and ongoing investments would have to be made to keep its operations activities cutting edge. The outsourcing process will start in January 2018, after approval of the relevant regulatory authorities, and may take up to two years to complete. Around 70 employees based in Rotterdam whose positions are in scope for the outsourcing, will become redundant once the process has been completed. Those employees will be entitled to Robeco’s social plan, which includes outplacement counseling.J.P. Morgan, with its global network, will provide operations activities to Robeco in multiple locations and time zones. This will enable a smarter deployment of Robeco’s global trading support activities. Utilizing J.P. Morgan’s global scale, technology and execution capacity will also increase Robeco’s capacity to adapt to a changing market and facilitate the development of more sophisticated instruments and products. This will allow Robeco to continue to provide solutions that are tailored to its clients’ needs, now and in the future. In addition, outsourcing will enable Robeco to respond more swiftly to client requests in all the different time zones where the company’s clients are located.The outsourcing of operations activities will not lead to changes in investment policies and teams. Client portfolios will continue to be managed according to their investment policies by the responsible portfolio managers and portfolio management teams. All portfolio managers will stay fully focused on delivering investment performance for Robeco’s clients.Gilbert Van Hassel, CEO of Robeco: “Outsourcing is the prevailing trend in the industry. As a consequence of the global playing field and increasing complexity, asset managers need a specialized operations provider with a global presence. Given the impact of this decision on our people, this is not a decision that we have taken lightly and we will implement the outsourcing with the greatest care for the people involved. However, we believe that outsourcing is a necessary step that will help us continue to deliver excellent service to our clients worldwide.”Ann Doherty, Regional Sales Executive EMEA, Investor Services, J.P. Morgan: “We are delighted to deepen our strategic partnership with Robeco and support its growth ambitions around the world by providing investment operations, custody and funds services. Robeco will benefit from the sustained investment that we have made in our custody and fund services business, which should bring further scale and efficiency to their own client offering.”
123 Investment Managers on 24 January announced a record year in 2017 for fundraising, investments, and exits. The asset management firm also confirms the objective it set at the start of 2017, of doubling its asets under management in five years, to a total of EUR2.5bn. 123IM has also opened an office in Lyon, with EUR100m in capital to deploy in the next five years in the Auvergne Rhône-Alpes region, and in late 2017, announced the arrival of a director of institutional clients.Over the past year, the firm has raised EUR272m, up 50% compared with 2016, with 30% coming from the structure dedicated to family offices (Rive Private Investment). “It is important to note that growth in our fundraising is now driven by our wealth management diversification range – club deal funds – but also by our range of products to redeploy the proceeds of sales for heads of companies,” says Xavier Anthonioz, chairman of 123 IM. In 2018, 123 IM will continue to develop its range of funds and club deals aimed at private invetors in three main areas: diversification of wealth into private investments and real estate, economic redeployment of proceeds of sales for heads of companies, and structuring of operations eligible for the Dutreil Transmission pact.Funds managed by 123 IM in 2017 redistributed EUR120m to their investors, twice as much as in 2016. Among the funds and club deals closed in 2017 were two in the EPHAD sector, which had final returns of 34%, and three bond FCPRs, which had final returns of 63%, 60% and 54%, respectively. Funds managed by 123 IM also invested EUR227m of owners’ equity into 50 French SMEs, mostly in private debt and real estate. The past year confirmed the position of the firm as a top player in the unlisted small-lower midcap segment, up 48% compared with 2016.In exits, 123 IM had EUR200m in proceeds from sales in the past year.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Swiss Life REIM (France) on 24 January announced that it is scaling up its research unit, with the arrival of Béatrice Guedj as director of research and innovation. Guedj will report to Fabrice Lombardo, director of Business Development and portfolio management, and will work to develop multi-sector research throughout Europe. This quantitative research will support the development of Swiss Life REIM (France) throughout the investment area of Swiss Life Asset Managers (France): Belgium, Luxembourg, Spain, Portugal, Italy. It will help to better identify the strategies that unite performance and new needs, a statement explains. “This recruitment aims to strengthen our research capacities in all asset classes. Developing innovative research, in the era of data, is a part of our constantly proactive vision of anticipating needs, which has been the source of our strength since our origins. I have confidence in Béatrice to help us develop the real estate investment of tomorrow in our markets. Providing fundamental analysis of the drivers of performance in the mid- to long-term for real estate is in line with the approach of our investors, and is a key to strategically positioning Swiss Life REIM (France) at all points in the real estate cycle,” says Frédéric Bôl, chairman of the board at Swiss Life REIM (France). Guedj, currently director of research and studies at the Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF), will become a senior advisor. Guedj “has contributed a lot to the Institut, particularly to develop its innovative approaches to commerce and the consequences of urbanisation. By becoming senior advisor, she will continue to bring the benefits of her abilities and analysis to the IEIF. With this addition to its team of senior advisors, the IEIF continues its development of high-level research at the intersection of economics, finance and real estate,” says Chrisentlytian de Kerangal, CEO of the IEIF. Guedj has over 16 years of experience in the economic research sector applied to real estate in Europe. She was director of research and strategy for GrosvenorFund Management from 2004 to 2016, and was responsible for modelling the construction and real estate sectors at Rexecode from 2000 to 2003. Guedj holds a doctorate in economic mathematics from the Centre de recherche en économie et statistique at ENSAE, and a degree from ENS Paris-Saclay: her thesis was about the spatial economy, the geographical economy and urban dynamics, with intermittent shocks. She is a member of the steering committee of the Urban Land Institute (ULI) France, a member of the Finance Innovation committee for the prop-tech part of the innovation unit of Paris Europlace, a member of the Société d’Economie Politique and a member of the Cercle des Femmes de l’Immobilier.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } La Française Real Estate Partners is acquiring a serviced senior residence under construction from the Groupe Altarea Cogedim, located in Puteaux. The residence will be operated by Cogedim Résidences Services under the brand name “Cogedim Club,” with a firm lease for 11 years and 11 months. Delivery is slated for fourth quarter 2019. The acquisition is being made under a mandate on behalf of Erafp. The property will be composed of 75 furnished housing units (on the first to third floors), and will have nearly 4,120 suqare metres of space on five floors, with over 400 square metres of common space. It will also have 19 parking spaces.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } After contributing greatly to banking consolidation in Switzerland, Union Bancaire Privée is now betting primarily on organic growth, since attractive acquisitions in Switzerland will be increasingly rare. “I will be happy to be able to increase our assets under management to CHF150m in the next two to three years,” says Guy de Picciotto, CEO of UBP, in a column in Finanz und Wirtschaft. As of the end of 2017, assets under management at the Geneva-based private bank totalled CHF125bn. However, the UBP head says he is still scanning the market for good acquisition opportunities. The scope of the search has become wider. “Acquisitions are likely to be made outside Switzerland, for example in London or Luxembourg. It would be particularly interesting to make an acquisition in Asia, where we still have few clients,” he explains.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The German asset management firm Universal-Investment on 24 January announced that it has won a mandate from Lazard Asset Management (Deutschland) to administer 21 funds, representing assets with a total of about EUR1.5bn. The migration of administration services to the Universal-Investment platform was completed in January 2018. The mandate includes administration and accounting for funds as well as services in the fields of taxation and reporting, a statement says. Assets under administration by Universal-Investment currently total over EUR59bn.
Commerzbank has announced that it has signed a distribution agreement with the asset management giant BlackRock. Since the beginning of the month, the German bank has been offering its “Index-Invest” investment solution, multi-asset class funds from BlackRock, composed exclusively of ETFs and tracker funds. Index-Invest has about 50 ETF and tracker funds on the global markets. The ratings agency Scope in early 2018 gave its top A rating to the range of more or less aggressive strategies offered by Index-Invest, Commerzbank says in a statement.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The British asset management group Alliance Trust on 24 January announced that it has sold all of its stake of slightly over four million shares in the capital of Liontrust Asset Management (Liontrust AM). The stake has been sold to institutional investors at a price of 520 pence per share, for a total of GBP21m. The shares concerned in the operation represent about 8.2% of capital in Liontrust AM. Alliance Trust acquired the stake at the sale of its affiliate Alliance Trust Investments to Liontrust AM on 1 April 2017.
Vedette du Forum de Davos, Emmanuel Macron a pu s’y prévaloir de ses résultats sur le terrain des réformes. Mais en économie, il n’est pas de résultats qui vaillent sans contexte. Or celui dont bénéficie le chef de l’Etat est remarquablement favorable. Les prévisions de croissance mondiale, relevées par le FMI, dessinent le meilleur environnement économique depuis près d’une décennie. Et la France en profite, en termes d’emploi et de finances publiques. Pour autant, le bilan économique est-il satisfaisant ? La vérité est qu’il reste au mieux contrasté, ce qui, dans des circonstances aussi souriantes, n’est pas un compliment. Plusieurs voix respectées viennent de souligner que, pour l’économie française, l’essentiel reste à faire. Sur deux terrains au moins, le chantier est à peine ouvert : les finances publiques et la compétitivité. Ne vous en étonnez pas : le premier commande le second.
Quand votre PIB est désespérément plat, il existe un moyen de la tonifier : revoir sa composition. La plupart des postes de la comptabilité nationale datent des années 1960 et un coup de plumeau pour les dépoussiérer s’impose. C’est en tout cas ce que pense le gouvernement japonais. « Les structures économiques évoluant rapidement », il serait bon d’intégrer l’économie du partage et un peu mieux l’économie numérique dans la mesure du PIB. L’éducation et le médical seraient aussi concernés. Pour l’instant, c’est un projet d’un groupe d’experts, mais quelques milliers de milliards de yens par-ci et autant par-là, c’est bon à prendre.
Serait-ce le dérapage du siècle ? Dans un rapport rendu le 17 janvier, la Cour des comptes a épinglé la Société du Grand Paris (SGP) sur le surcoût monumental du Grand Paris Express. Alors que le budget initial du nouveau tracé des transports en commun parisiens était fixé à 22,6 milliards d’euros, son dépassement serait de… 12,4 milliards d’euros. Rien de moins. Les sages de la rue Cambon notent aussi une SGP sous-dimentionnée au regard d’un projet d’une telle ampleur et « invitent » à un périmètre révisé. Pour clore, la Cour fait part de ses « sérieuses interrogations sur la capacité à respecter les échéances olympiques » de 2024. Seuls quelques tronçons du nouveau métro seraient en service pour cette XXXIIIe olympiade de l’ère moderne.
Bon point. Les agences de notation les avaient annoncées pour 2018, les marchés les attendaient, elles ont bien eu lieu. En cette fin du mois de janvier (le 19), deux relèvements de notes de pays du sud de l’Europe, la Grèce et l’Espagne, ont été annoncés. La note de l’Espagne a été relevée d’un cran par Fitch Ratings à A- avec perspective stable. Les obligations de l’Etat grec de maturité courte ont, pour leur part, été relevées, par S&P Global Ratings, d’un cran de B- à B, soit tout de même à cinq crans de la catégorie investment grade (IG). Le fait d’avoir été annoncées et anticipées par les intervenants de marché depuis la fin de 2017 n’a pas empêché des réactions sur les cours des titres obligataires. Dans le cas de l’Espagne, « le référendum catalan » n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir. Mieux, le spread Bonos/Bund s’est rétréci à 80 points de base mardi 23 janvier (le taux du 10 ans espagnol était de 1,34 %). Ce qui peut être considéré comme l’écart de taux Espagne/Allemagne le plus faible depuis 2010. Ces deux souverains vont-ils connaître le sort heureux du Portugal l’an dernier ? Trois agences doivent annoncer leur notation de la Grèce dans les mois qui viennent ; les marchés anticipant des relèvements. Le taux du 2 ans grec s’est établi à 1,02 % ; il était encore à plus de 3 % début novembre. Plus spectaculaire, le « 10 ans » s’affichait ces jours derniers à 3,80 % contre 5,50 % début décembre. Le groupe d’experts auprès de l’Eurogroupe qui doit décider d’une prochaine tranche d’aide voit loin. Il indique que le ratio dette publique/PIB du scénario de base retenu était de 181,1 % en 2017 et devrait s’établir à 165 % en 2020, puis 127,2 % en 2030 et enfin 96,4 % en 2060.
Le montant mondial des IDE (investissements directs étrangers) s’est élevé à 1.520 milliards de dollars en 2017, en baisse de 16 % sur 2016 (1.181 milliards), indique la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement). Les flux vers les économies développées ont diminué de 27 % (de -33 % vers les Etats-Unis). L’année 2018 a un potentiel de croissance pour les IDE, mais les risques politiques sont nombreux, indique la Cnuced.
Bloomberg a révélé que Bridgewater Associates (160 milliards de dollars d’encours) avait recruté la meilleure joueuse de poker de tous les temps. Diplômée de Yale en sciences politiques et droit, Vanessa Selbst aurait remporté 11,9 millions de dollars en douze ans de tournois, avant de rejoindre le hedge fund spécialisé dans des stratégies quantitatives « global macro » et « risk parity », notamment en utilisant les technologies d’analyse « big data » et « intelligence artificielle ». La recrue, experte en comportements, se concentrerait sur la recherche et les stratégies de trading.