Comme prévu, le Credit Suisse change le nom de sa gamme d’ETF. Les Xmtch font place aux Credit Suisse ETF, un changement de nom qui s’inscrit dans un projet stratégique de positionner cette nouvelle marque comme l’un des principaux promoteurs d’ETF sur les marchés européens. L’activité mondiale des ETF du Credit Suisse est dirigée par Dan Draper, qui était auparavant responsable mondial des ETF chez Lyxor Asset Management (lire notre article du 9 février).Actuellement, le Credit Suisse gère environ 50 milliards d’euros en produits indiciels et il est le leader des ETF en Suisse avec un encours de 12 milliards de francs suisses ou 8 milliards d’euros. La gamme des Credit Suisse ETF comprend 40 fonds, dont 26 d’actions, 11 d’obligations européennes et trois sur l’or physique. Depuis le début de l’année, l’encours s’est accru de 2 milliards de francs, dont 465 millions pour le CS ETF (Lux) on MSCI Emerging Markets et 337 millions de francs pour le CS ETF (IE) on MSCI Japan Large Cap. A cela s’ajoute le CS ETF II (CH) on Gold, lancé en octobre 2009 et qui a collecté en un mois 1,25 milliard de francs ; son encours se situe actuellement à 1,6 milliard de francs.
Le secteur de la gestion d’actifs européenne devrait rester sous pression en 2010 et au-delà, en raison des besoins de restructuration et des conditions de marché, estime Fitch Ratings dans un rapport spécial publié le 4 mai. Les bénéfices du secteur ne devraient pas retrouver leurs niveaux d’avant-crise à court terme compte tenu d’une moindre croissance des actifs sous gestion et de moindres possibilités de réduction des coûts. Autant de facteurs qui rendent le secteur plus vulnérable à tout nouvel accès de faiblesse des marchés. La profitabilité du secteur est en baisse, même si les marges opérationnelles moyennes demeurent correctes, à 27% contre 35% en 2007.Le rapport évoque en outre les modifications réglementaires en gestation (OPCVM IV, AIFM, Bâle 3, Solvabilité II), source d’incertitudes pour le secteur. Les premiers effets de ces évolutions sont déjà perceptibles au travers du lancement de véhicules alternatifs au format OPCVM et à la domiciliation en Europe de fonds offshore. «Les changements à plus long terme, y compris Bâle 3 ou Solvabilité II, représentent un défi plus important pour l’industrie financière qui pourrait inciter de grands investisseurs comme les banques, les compagnies d’assurances et les fonds de pension à sortir de certaines classes d’actifs plus risquées», estime Aymeric Poizot, responsable chez Fitch du Fund and Asset Manager group pour la zone EMEA.
Selon Citywire, la société de gestion basée à Dublin, Merrion Investment Managers, a lancé un nouveau fonds de performance absolue au format OPCVM III qui sera piloté par Michael Nicol et Alistair Campbell, tous deux issus de Pengaga Capital où ils géraient une stratégie long/short européenne avant de rejoindre Merrion IM en avril dernier.
Le nouveau MSCI Emerging Markets Source ETF lancé par Source UK Services sur le London Stock Exchange (LSE) réplique l’indice MSCI Emerging Markets Total Return (net). Ce produit de droit irlandais (IE00B3DWVS88) libellé en dollars américains utilise plusieurs contreparties pour assurer une reproduction fidèle de l'évolution du sous-jacent. Cette précaution n’est pas inutile puisque, selon Source, l'écart de suivi des performances pour les autres ETF qui répliquent l’indice MSCI EM varie entre 1% et 5,2 %. La commission de gestion se situe à 0,65 %.
Après une année 2008 difficile pour l’industrie des fonds en Europe, cette dernière a battu en 2009 les prévisions les plus optimistes en terme de croissance des encours, note Lipper FMI dans son étude annuelle Data Digest 2010.Ainsi, l’année dernière, les encours sous gestion ont enregistré une croissance de 19 %, soit 787,2 milliards d’euros, pour s'établir à 4.861,4 milliards d’euros. Les souscriptions nettes sont estimées à 190,4 milliards pour 2009. A fin 2009, les encours des fonds se répartissent de manière suivante entre les classes d’actifs : 35 % pour les actions, 24 % pour les fonds monétaires, 23 % pour les obligations, 8 % pour les diversifiés, 7 % pour la catégorie «autres» , 2 % pour l’immobilier et 1 % pour le monétaire dynamique.Selon Lipper FMI, le retour des investisseurs laisse présager une évolution positive des encours au cours des prochaines années en Europe. Bella Caridade-Ferreira, head of market research chez Lipper FMI, table sur une progression d’au moins 6,8 % dans les cinq prochaines années, ce qui porterait les encours sous gestion de l’industrie européenne des fonds à 6.800 milliards d’euros en 2014. Pour l’année 2009, le top 5 des sociétés de gestion gérant le plus d’encours est dominé par BlackRock, qui a bénéficié de fortes souscriptions des investisseurs sur les produits en actions, note l'étude. Le gestionnaire gère à fin 2009 un total de 230,45 milliards d’euros pour 375 fonds. Il est suivi au classement par BNP Paribas, qui gère 1.507 produits et 223,23 milliards d’euros. A la troisième place on retrouve JPMorgan (214 fonds, 184,54 milliards d’encours), suivi de Crédit Agricole (709 produits, 177,35 milliards) et Deutsche/DWS, qui affiche des encours de 157,67 milliards d’euros gérés dans 694 fonds. En termes de croissance des encours, le classement est dominé par les gros acteurs (BlackRock en première place, suivi de Schroders, Deutsche/DWS, BNP Paribas, Fidelity, Prudential). Lipper FMI note que seules trois sociétés de gestion se trouvaient également parmi les 25 sociétés de gestion à la plus forte croissance des encours en 2008. Il s’agit de Carmignac Gestion , JPMorgan et BlueBay. L’amélioration des conditions de marché a davantage bénéficié à certaines sociétés de gestion qu'à d’autres, note Lipper FMI. La plupart des sociétés présentes dans le top 25 des souscriptions nettes en sont absentes en 2009. C’est BlackRock qui détient la première place, grâce à une collecte influencée positivement par les produits ex Barclays Global Investors, et qui atteint au total 28,43 milliards d’euros. Schroders a pour sa part enregistré 17,02 milliards d’euros de souscriptions nettes, suivi de Carmignac Gestion, en troisième position avec 15,72 milliards d’euros.L’intégralité de l'étude peut être consultée à l’adresse suivante : http://share.thomsonreuters.com/pr/Lipper_FMI/Data_Digest_2010.pdf
L’Agefi rapporte que Nyse Euronext a fait mieux que prévu au premier trimestre, avec un bénéfice net en hausse de 25% à 130 millions de dollars. Ce résultat est porté par la hausse des volumes des produits dérivés, ajoute le quotidien.
La firme de conseil Mercer continue de renforcer sa présence en Asie avec la mise en place d’une équipe dédiée à la gestion de fortune à Singapour, qui sera pilotée par Hansi Mehrotra. Ce dernier va quitter Sydney pour s’installer à Singapour d’ici à fin juin. Hansi Mehrotra a rejoint Mercer en octobre 2003 pour mettre en place les services de gestion de fortune sur le marché australien. Elle garde ses fonctions de responsable des services de gestion de fortune pour la zone Asie-Pacifique ainsi que responsable du conseil pour le marché indien.Selon Asian Investor, Hansi Mehrotra travaillera avec Desmond Lee qui a rejoint Mercer cette semaine en tant que consultant en gestion de fortune. Desmond Lee était précédemment chez DBS Asset Management où il était responsable de la gestion structurée et du conseil auprès de la clientèle fortunée.Mercer envisage d’autres recrutements à Singapour.
Carmignac Gestion a annoncé mardi 4 mai l’arrivée de Nicolás Llinas au poste de «sales manager» au sein de son bureau ouvert à Madrid en Espagne en 2008. Il rejoint l'équipe de vente de Carmignac Gestion composée d’ores et déjà de six personnes. Auparavant, Nicolás Llinas était head of analysis and fund selection chez Skandia où il est resté neuf ans. Officiellement, l’impétrant doit accompagner la croissance de l’activité de la société de gestion qui avait connu quelques difficultés en 2009 en Espagne après la décision de Quality Funds, filiale de BBVA, de retirer six des fonds estampillés «Carmignac Gestion» de sa liste recommandée (cf. Newsmanagers du 16/10/09). Peu après que le gestionnaire français ait appointé un second commissaire aux comptes (KPMG), le BBVA avait re-référencé Carmignac Gestion.
HSBC a fait enregistrer en Espagne, ses ETF répliquant les indices CAC 40, FTSE 100 et DJ Euro Stoxx 50, rapporte Expansión. Le gestionnaire est sur le point de lancer sur les marchés internationaux des ETF sur le FTSE Xinhua China 25 et sur le FTSE 250, qui seront sous peu commercialisés en Espagne également.
D’après les calculs de Mercer (Pension Investment Performance Service), les fonds de pension espagnols ont perdu en moyenne 0,8 % pour avril, avec une perte de 3,6 % pour les fonds d’actions en euros, tandis que sur les quatre premiers mois de l’année ils ont gagné 1,5 %. Les fonds spécialistes des actions hors zone euro ont affiché une performance de 14,6 %, mais sur focalisés sur les actions euros ont subi une perte de 4,4 %, alors que les fonds spécialistes des obligations gagnaient 1,7 %. Sur douze mois, les fonds de pension ont enregistré une performance de 10,6 % : ceux investis en obligations ont gagné 5,6 % tandis que ceux positionnés sur les actions affichaient des performances de 24,1 % pour ceux en euros et de 37,7 % pour ceux en d’autres monnaies.
Groupama Asset Management a fait enregistrer par la CNMV son fonds d’obligations indexées sur l’inflation Groupama Index Inflation Monde, qui vient compléter le Groupama Index Inflation Euro et dont le délai de détention recommandé est supérieur à 3 ans.
La Cour de cassation a confirmé mardi 4 mai le jugement de la Cour d’Appel de Paris du 8 avril 2009 enjoignant à RBC Dexia et à Société Générale Securities Services de restituer à trois OPCVM de gestion alternative dont ils étaient les dépositaires, les titres dont la conservation avait été déléguée à Lehman Brothers International (Europe) au moment de sa faillite (cf. Newsmanagers du 14/04/09). Dans un communiqué, RBC Dexia Investor Services a annoncé hier prendre acte de la décision rendue à son encontre. La société relève également qu’elle n’a pas été reconnue responsable d’un quelconque manquement à ses obligations quant à la surveillance des fonds. «Cette décision n’a aucun impact financier sur la société, RBC Dexia ayant déjà exécuté la décision de la Cour d’Appel de Paris en restituant les actifs correspondants aux fonds», est-il également précisé. Interrogé par Newsmanagers, l’établissement a également confirmé ne pas avoir subi de défiance de la part de ses clients. En chiffres, RBC Dexia a glané une quarantaine de nouveaux contrats depuis la sortie de cette affaire – sur les 600 clients qu’elle compte dans le monde dont 120 sur la France. Pour autant, a rappelé l'établissement, « cette décision impose un niveau de responsabilité largement supérieur à celui généralement prévu par les lois en vigueur dans les autres pays européens en cas de non-restitution d’actifs détenus par des parties tierces ». En d’autres termes, RBC Dexia estime, à la suite de cette décision de justice, « qu’il est important que les règles européennes soient équitables pour toutes les parties tout en assurant un niveau de protection élevé des investisseurs ».Déjà, l’année dernière, Jean-Michel Loehr, chief industry and government relations de RBC Dexia Investors Services, estimait qu’une directive sur les dépositaires serait une bonne chose pour le secteur. Il jugeait alors la décision de la Cour d’Appel de Paris inacceptable, la Cour ayant décidé que l’obligation du dépositaire allait bien au-delà de ce que tout le monde attendait. «C’est dangereux car cela concerne l’ensemble du secteur européen», avait-il conclu dans un entretien accordé à Ignites Europe.
Selon Les Echos, le partenariat de Natixis avec Lazard pourrait être étendu. L’accord est actuellement en train d'être renégocié entre les deux établissements, en vue d’une extension à d’autres pays européens, comme l’Espagne et l’Italie. Conclu en avril 2004 entre Lazard et Ixis CIB, alors filiale de l’Ecureuil, ce partenariat lie les deux banques sur le marché primaire actions (introductions en Bourse et augmentations de capital), et dans les produits structurés, via l’entité NexGen, logée dans Natixis.
Au premier trimestre 2010, «la restructuration entreprise à la fin de l’année 2009 chez TCW se traduit comme attendu par une décollecte significative», annonce Société Générale dans la présentation des résultats de ses activités de gestion d’actifs. Ainsi, après le départ de Jeff Gundlach et de plusieurs autres salariés de la société américaine, les sorties de la société de gestion américaine filiale de SG se sont montées à 12,6 milliards d’euros. Sur ce total, "-10,8 milliards sont imputables à l’activité MBS restructurée tandis que la décollecte sur les autres classes d’actifs ressort à seulement -1,8 milliards. Pour l’avenir, l’activité MBS restructurée subira à nouveau des retraits, principalement par les clients institutionnels, pour l’essentiel déjà annoncés (-4 milliards d’euros). Le mois d’avril laisse entrevoir une tendance plus favorable sur le reste du périmètre avec une collecte positive de +0,9 milliard d’euros», commente Société Générale.Le Produit Net Bancaire de la ligne-métier, comprend depuis janvier 2010, 80% de TCW (85,2 milliards d’euros d’actifs sous gestion) et 25% d’Amundi, s’établit à 83 millions grâce à la progression des commissions de performance et des commissions de gestion, soutenues par l’amélioration des conditions de marché, indique SG. Les frais de gestion sont en retrait de 3% par rapport au T1-09, pour s’établir à -94 millions d’euros. Le Résultat Brut d’Exploitation ressort à -11 millions d’euros au T1-10 contre -39 millions d’euros au T1-09. La contribution d’Amundi de 26 millions d’euros porte le Résultat Net Part du Groupe à 19 millions d’euros. A 504 millions d’euros, les revenus trimestriels du pôle Banque Privée, Gestion d’Actifs et Services aux Investisseurs sont par ailleurs en retrait de 14,3% (-11,9 % à périmètre et change constants) par rapport au T1-09. Reflet des mesures de réduction de coûts mises en place dans le cadre de l’optimisation du dispositif, les frais de gestion baissent de -15,9% (-7,9 % à périmètre et change constants) par rapport au T1-09. Le Résultat Brut d’Exploitation s’établit à 38 millions d’euros. La contribution du pôle au Résultat Net Part du Groupe est bénéficiaire à 55 millions d’euros.
«La Banque Palatine n’est plus à vendre. ou n’est pas à vendre», note l’Agefi qui reprend les propos du président de son directoire, Daniel Karyotis. Dans ce contexte, la phase d'«accélération» du plan stratégique de l’entreprise ajusté à l’horizon 2013 a été poursuivie. Aux yeux de Thierry Zaragoza, membre du directoire en charge des finances, trois facteurs ont contribué «équitablement» à la hausse de 27,8% (261,1 millions d’euros) du produit net bancaire l’an passé : le dynamisme commercial, l’apport d’activités du Crédit Foncier, et l'évolution des marchés de taux, ajoute le quotidien. Daniel Karyotis a également reconnu étudier, sans précipitation et en «coordination avec BPCE», certains dossiers de croissance externe.
L’obligataire ISR souverain reste marginal, alors même que les institutionnels français, très actifs sur le marché de l’ISR, sont principalement investis en emprunts d’Etat. Ainsi, en France, Novethic dénombre uniquement une vingtaine d’OPCVM ISR, obligataires ou diversifiés, investis significativement en produits de taux émis par des Etats, sur quelque 270 fonds ISR commercialisés dans l’Hexagone. Dans la gestion dédiée, la part de l’obligataire ISR est un peu plus importante que dans la gestion collective. Au total, l’obligataire ISR représente 8,4 milliards d’euros (montant qui couvre aussi les obligations d’entreprises). Selon Dominique Blanc, analyste chez Novethic, l’obligataire ISR souverain présente un réel potentiel de croissance, compte tenu de l’appétit des investisseurs institutionnels pour les obligations souveraines d’une part et du fait que l’ISR peut constituer une garantie supplémentaire surtout dans le contexte tourmenté que nous connaissons d’autre part. Mais les institutionnels restent encore très prudents sur l’extension de l’ISR aux obligations d’Etat. L’un des obstacles au développement de l’obligataire ISR souverain, au-delà d’une absence de consensus sur les référentiels et sur les méthodologies employées, est l’intérêt réel d’une telle approche. En effet, la qualité de la notation extra-financière d’un pays est souvent corrélée à celle de la notation de crédit. «A l’instar de la Finlande, la Suède, les Pays-Bas ou encore le Danemark, quasi-unanimement en tête des classements ESG (environnement, social, gouvernance) et tous notés AAA, les Etats obtenant les scores ESG les plus élevés sont généralement ceux qui bénéficient également des meilleures notations crédit», note Novethic dans une note de travail dédiée à la notation extra-financière et Etats et à l’obligataire souverain présentée mardi. En outre la plupart des fonds obligataires investis en titres souverains se concentrent déjà sur quelques Etats, voire sont mono-pays. «Dès lors, toute stratégie de sélection extra-financière s’avère difficile, car réduisant encore des univers déjà très restreints», estime Novethic. D’ailleurs, certains gérants vont jusqu'à affirmer que, par nature, les Etats membres de l’OCDE ou de l’UE sont en conformité avec des critères ISR, une pratique contestable selon Novethic. Par ailleurs, alors que la détention d’actions peut représenter un levier d’influence sur les politiques environnementales et sociales des entreprises, c’est encore loin d'être le cas vis-à-vis des Etats, ne serait-ce que compte tenu des sommes en jeu qui restent limitée. «D’un point de vue purement comptable, les volumes en jeu semblent encore insuffisants pour que l’exclusion d’un Etat de l’univers d’investissement socialement responsable ait un quelconque effet sur son financement, voire sa réputation, et donc un impact sur ses pratiques», souligne Novethic dans sa nouvelle étude. L’affaire de la Grèce pourrait peut-être constituer un tournant, puisque ce pays était mal noté depuis longtemps par les agences extra-financières notamment sur sa gouvernance, alors que sa notation financière ainsi que les niveaux de spreads associés à ses obligations ont été quasiment alignés sur ceux d’autres grands Etats de la zone jusqu’en 2008. Dominique Blanc estime qu’il faudra néanmoins développer la recherche afin de faire le lien entre les critères extra-financiers et le comportement crédit des Etats sur le long terme. «Nous espérons trouver des critères démontrant qu’un Etat empruntant à 50 ans qui ne prend pas soin de l'éducation de sa population et de ses ressources naturelles pourra être amené à avoir des problèmes de solvabilité», conclut Dominique Blanc.
Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) a annoncé le 4 mai son intention d’entrer au capital d’Inside Contactless, une société spécialisée dans les technologies de paiement sans contact basée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), pour l’aider dans un projet d’acquisition.Le FSI participera à hauteur de 7,5 millions d’euros à l’augmentation de capital envisagée par Inside pour financer le rachat de la division microcontrôleurs sécurisés du fabricant américain de semi-conducteurs Atmel, basée à Rousset (Bouches-du-Rhône). Les actionnaires actuels d’Inside, les fonds de capital-risque Gimv et Sofinnova Partners, feront de même et Atmel investira également dans Inside. Gimv a indiqué dans un communiqué séparé qu’il envisageait d’investir 11,2 millions d’euros dans le cadre de ce tour de table.
Rachetée fin 2008 par deux anciens de Citigroup, Jean-Baptiste Delabare et Sébastien Lalevée, Financière Arbevel vient d’obtenir l’agrément de l’Autorité des marchés financiers qui lui permet de mettre une corde supplémentaire à son arc : le capital investissement. Un nouveau métier qui a d’ores et déjà conduit la société de gestion à recruter un professionnel de plus et pourrait également l’amener à lancer prochainement un fonds commun de placement à risques. Avec ce projet, Financière Arbevel s’ancrera un peu plus encore dans le monde des petites et moyennes capitalisations. L’ancienne société de gestion de Jean Berruyer dispose en effet de trois fonds : Pluvalca France Small Caps, Pluvalca France et, dernier né concocté par la nouvelle équipe, cette fois, Pluvalca Evolution. «Nous avons néanmoins revu la composition des portefeuilles, insiste Sébastien Lalevée, directeur général délégué. Ce dernier a en effet réduit le nombre de lignes au sein de Pluvalca Small Caps de 110 à 70 avec une capitalisation médiane de 190 millions d’euros, sachant que 60 % de l’actif sont composés de capitalisations inférieures à 300 millions d’euros. De son côté, Pulvalca France a vu sa capitalisation moyenne passée de moins de un milliard d’euros à 3 milliards. «Pour une raison simple, explique Sébastien Lalevée : nous voulons donner de la personnalité à des fonds qui étaient très ressemblants jusque là.» D’où un portefeuille également plus concentré - entre 45 et 50 valeurs - mais une diversification toujours importante, les dix premières lignes de titres représentant 35 % de l’actif. De son côté, Pluvalca Evolution, lancé le 30 octobre 2009, marque sa différence dans la mesure où il s’agit d’un fonds diversifié s’autorisant une gestion flexible afin de respecter son objectif de préservation du capital. «Acheter et attendre» s’affiche comme la philosophie de l’OPCVM dont le portefeuille est nettement concentré, entre 20 et 30 valeurs. Les responsables de Financière Arbevel veillent cependant à ce qu’il n’y ait pas de confusion des genres. «Nous n’avons pas les compétences pour gérer une poche obligataire, explique Jean-Baptiste Delabare, président directeur général de la société. Aussi la flexibilité passe-t-elle essentiellement par un recours à une poche monétaire «qui se comporte comme un parachute» et représente 15 % actuellement.Aujourd’hui, après avoir investi dans des outils de contrôle des risques et réalisé des performances remarquables en 2009 sur Pluvalca Small Caps et Pluvalca France (69,5 % et 71,1 % respectivement) les dirigeants de Financière Arbevel, dont la vision macroéconomique doit empêcher de réitérer le difficile exercice 2008, en pleine crise des marchés, ont pour objectif d’accroitre la collecte sur les fonds, et développer la gestion privée, une activité à laquelle Jean-Baptiste Delabare croit beaucoup. L’encours sur les trois fonds atteint aujourd’hui 53 millions d’euros et les mandats 27 millions d’euros. Toujours en chiffres, la société de gestion grâce à l’apport d’investisseurs institutionnels affiche cette année comme en 2009 une collecte nette positive. Pour autant, la piste des conseillers en gestion de patrimoine n’est pas délaissée, il s’en faut, les épargnants étant des investisseurs moins «volatils» que certains grands. D’ores et déjà, la société de gestion dont la majorité des fonds est toujours détenue par des particuliers, est référencée chez des courtiers en ligne (Boursorama, Fortuneo, etc) et plusieurs plateformes dédiées aux CGPI . Et à la question de savoir si l’univers d’investissement des petites valeurs pourrait se révéler un handicap pour la société de gestion en cas d’apport important, Sébastien Lalevée est catégorique. «Nous savons gérer avec 80 millions d’euros mais nous sommes structurés pour gérer 200 millions…"
LCF Rothschild a annoncé qu’Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) a signé le 23 avril les Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI).Parallèlement, Edram a pris la décision d’intégrer dans ses principes de vote, outre les aspects fondamentaux liés à une bonne gouvernance d’entreprise, la prise en compte de critères sociaux, sociétaux et environnementaux (ESG). Cette politique s’applique de manière uniforme à l’ensemble des valeurs détenues dans ses portefeuilles en France et sur l’ensemble des places boursières internationales. Afin de respecter les meilleurs standards en matière de transparence sur son approche ISR en sélection ESG auprès des investisseurs, Edmond de Rothschild Asset Management a souhaité se conformer au code de transparence AFG/FIR pour son fonds Saint-Honoré Europe SRI. Ce code est la déclinaison française des Principes directeurs de transparence pour les fonds ISR grand public élaborés par l’Eurosif.
Bas Rijke, l’actuel directeur général de Fortis Suisse, devient directeur de la succursale genevoise de Sarasin avec une entrée en fonction au 1er août prochain. Il sera également responsable régional des marchés néerlandais, belge et français pour les activités de private banking de toutes les succursales. Bas Rijke siègera également à la direction de la division Private Banking et sera directement subordonné à Eric G. Sarasin. Il succède à Kristinn Kristinsson, qui avait quitté la direction de la succursale genevoise de Sarasin en septembre 2009.
En signant les Principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UN-PRI), Swisscanto (60,4 milliards de francs suisses d’encours) «s’engage pour un développement durable entrepreneurial dans la gestion d’actifs». Le gestionnaire des banques cantonales «s’engage à intégrer systématiquement des aspects du développement durable (ESG) dans ses processus de placement, et ce pour tous les clients».
Groupama Asset Management a annoncé, mardi 4 mai, avoir reçu l’agrément de l’Autorité Fédérale de Surveillance des Marchés Financiers (FINMA) pour la commercialisation en Suisse de huit de ses OPCVM.Cette opération s’inscrit dans le cadre du développement international de la société de gestion, déjà présente en Italie ou en Espagne. En Suisse, Groupama AM, qui peut compter sur une équipe de 3 personnes, cible les banques privées et les gérants de fortune. A noter que l’agrément de ces huit fonds est considéré comme une étape par Groupama AM qui compte offrir d’autres stratégies d’investissement par l’intermédiaire de sa Sicav conçue pour une distribution européenne et dont le lancement est prévue courant 2010, précise un communiqué de l'établissement. En attendant, les OPCVM sélectionnés par la société de gestion sont :•Groupama Avenir Euro, un fonds actions dédié à la gestion des petites et moyennes capitalisations de la zone Euro •Euro Capital Durable : un fonds actions ISR dont la sélection de valeurs est fondée sur une approche « Best in Class » •Groupama Euro Stock : un fonds de conviction investi en actions grandes capitalisations de la zone Euro•Groupama Europe Stock un : fonds actions dit opportuniste de la zone Europe Occidentale•Groupama Croissance : un fonds actions de pur stock picking sur les valeurs françaises•Groupama Japon Conviction : un fonds de conviction investi en actions japonaises sélectionnées avec l’appui de Nomura AM Tokyo. •Groupama Asie : un fonds actions investissant sur les grandes capitalisations des principales places d’Asie hors Japon en partenariat pour la recherche de Nomura AM Singapour.• Monde Gan : un fonds investi en actions internationales qui s’appuient notamment sur une approche fondamentale
Au premier trimestre, le résultat avant impôts de l’unité Wealth Management & Swiss Bank du groupe UBS s’est inscrit à 1,16 milliard de francs suisses, en hausse de 5% par rapport au quatrième trimestre 2009. Le bénéfice avant impôts du pôle Wealth Management s’est élévé à 696 millions de francs suisses, en progression de 3% par rapport au trimestre précédent alors que l’unité Retail and Corporate a dégagé un résultat imposable de 465 millions de francs suisses (+7%).Wealth Management Americas a enregistré un résultat avant impôts de 15 millions de francs suisses au premier trimestre contre 178 millions au quatrième trimestre 2009. Global Asset Management a terminé le trimestre sur un résultat imposable de 137 millions de francs suisses, contre 284 millions de francs suisses au quatrième trimestre, en raison d’une faible diminution des revenus et de l’augmentation des charges de personnel.Pour le premier trimestre, les sorties nettes de capitaux sont en nette contraction par rapport au quatrième trimestre 2009, même si elles sont restées conséquentes, à environ 18 milliards de francs. Mais elles avaient totalisé 56,2 milliards au quatrième trimestre.Dans la gestion de fortune (Wealth Management) hors Amériques, ces sorties de capitaux ont atteint 8,2 milliards de francs - dont 1,4 milliard en Suisse, banque de détail comprise - contre 33,2 milliards trois mois plus tôt. La banque explique mardi cette forte diminution notamment par l’influence moindre de facteurs extraordinaires comme l’amnistie fiscale italienne.Pour la région Amériques, les sorties nettes de capitaux se sont élevées à 7,2 milliards de francs, contre 12 milliards au quatrième trimestre 2009. Bien que les afflux nets de fonds soient restés négatifs dans cette région, les sorties liées au départ de conseillers financiers ont fléchi.Dans le segment Global Asset Management, les sorties nettes de capitaux se sont chiffrées à 2,6 milliards de francs, après encore 11 milliards trois mois plus tôt.Le résultat net du groupe UBS s’est établi à 2,2 milliards de francs suisses au premier trimestre, en hausse de 83% par rapport au trimestre précédent. Dans une lettre aux actionnaires, UBS table sur «une amélioration progressive des résultats de la gestion de fortune et de la gestion d’actifs, sous réserve des conditions du marché». En outre, les sorties nettes de capitaux «devraient être relativement modérées» dans les prochains mois.
Selon un rapport que vient de publier Aite Group, le trading à haute fréquence représente d’ores et déjà 25% du volume du marché des futures. Selon Aite, cette proportion pourrait atteindre 40% d’ici à 2015.
L’association de défense des investisseurs Aktionsbund Aktiver Anlegerschutz (AAA) envisage une action en justice contre Commerz Real et son projet de fusionner au 30 septembre le fonds immobilier offert au public hausinvest Europa (10,89 milliards d’euros d’encours) avec le hausinvest Global (1,58 milliard), rapporte Das Investment. L’AAA souligne que l’opération peut léser les souscripteurs du hausinvest Europa dans la mesure où la moitié du portefeuille du hausinvest Global se compose d’actifs situés à Singapour, au Canada et au Japon, des immeubles dont les baux, pour beaucoup, arrivent à échéance cette année et en 2011. En outre, les frais du hausinvest Global sont les plus élevés et ils seraient appliqués aux porteurs du hausinvest Europa en cas de fusion.
Le 17 mai, db x-trackers (groupe Deutsche Bank) compte lancer sur la Deutsche Börse et le London Stock Exchange (LSE) un ETF corrodnné répliquant l’indice S&P 500 TR (dividendes réinvestis).Ce db xtrackers S&P 500 ETF devrait ultérieurement être introduit sur d’autres places boursières en Europe (Borsa Italiana, SIX Swiss Exchange, Nasdaq OMX Stockholm, NXSE Euronext Paris) et en Asie (Singapore Exchange SGX et Hong Kong Stock Exchange).La commission de gestion se situe à 0,20 %. Les investisseurs institutionnels peuvent effectuer des transactions hors cote (OTC) directement avec la Deutsche Bank avant même le début de la cotation en Bourse.
La Deutsche Börse a annoncé avoir admis à la négociation jeudi dix ETC et 5 ETN de Royal Bank of Scotland (RBS) sur sa plate-forme électronique Xetra. Sept des 10 ETC permettent pour la première fois aux investisseurs de se positionner sur les indices de matières premières Rogers International Commodity Indexfamilie Enhanced (RICI Enhanced) ; les ETC répliquent l'évolution des indices sur le pétrole (Brent Crude Oil, WTI Crude Oil),, le gaz naturel, les matières premières agricoles, les métaux industriels, les céréales et les oléaginieux (graunns & oil seeds) ainsi que sur un panier de 37 matières premières. Les trois autres reproduisent des indices S&P Goldman Sachs Commodity sur le pétrole (Brent et WTI) ainsi que sur le gaz naturel.Les quatre ETN reproduisent des indices MSCI. Il s’agit du MSCI FM (Frontier Markets) Daily Net Total Return Index, du MSCI AC South East Asia Net TR USD Index, du MSCI Gulf Cooperation Council ex SA Top 50 Net TR USD Index et du MSCI Daily TR Net Emerging Markets USD Index.La Deutsche Börse précise que la cote de son segment ETP comporte actuellement 171 ETC et 19 ETN. Le volume de transactions mensuel sur les ETC se situe à environ 440 millions d’euros.
Ivan Rancic vient d'être nommé head of IFA-sales chez DWS à Francfort. Avec son équipe, il est chargé du suivi de la clientèle de courtiers ainsi que des petites sociétés de gestion en Allemagne. L’intéressé était auparavant responsable de la distribution en Autriche et en Europe de l’Est chez DWS Autriche.
Dans un communiqué mardi 4 mai, CCR Asset Management, la société de gestion du Groupe UBS en France, a annoncé la nomination au poste de directeur général de Lorenzo Ballester. Il remplace Tim Blackwell qui conserve la présidence de la société. Jean-François Sarlat devient directeur général délégué. Tim Blackwell est responsable Europe Moyen Orient Afrique – hors Suisse – d’UBS Global Asset Mangement depuis octobre 2009 et responsable de la France depuis octobre 2008. Lorenzo Ballester était directeur général délégué et directeur des investissements de CCR AM depuis 2009. Jean-François Sarlat était précédemment directeur général adjoint de CCR AM, en charge du département Produits et Marketing.
Aberdeen Asset Management a dégagé un bénéfice sous-jacent avant impôts de 92,6 millions de livres sur les six mois à fin mars 2010, contre 33 millions sur le semestre correspondant de l’année dernière.Entre le 30 septembre 2009 et le 31 mars 2010, ses encours ont augmenté de 16,2 % à 170,9 milliards de livres, principalement grâce à l’acquisition de l’activité des activités de multigestion de RBS (13,5 milliards de livres) et à un effet de marché positif. Les souscriptions nettes se sont limitées à 0,1 milliard de livres. Toutefois, elles ont concerné des classes d’actifs à forte marges, ce qui a permis d’accroître de 26 millions de livres par an les revenus issus de commissions. Ses revenus sont ressortis à 294,9 millions de livres, contre 192,2 millions un an plus tôt.