Selon le Financial Times, le cabinet de conseil new-yorkais Strategic Insight estime que le secteur des hedge funds est en train de perdre la bataille sur le terrain en pleine croissance des fonds au format Ucits. Malgré une multiplication de l’offre, les newcits n’ont généralement pas réussi à lever des montants significatifs, la plupart s’inscrivant en dessous de la barre des 100 millions de dollars. En revanche, les fonds Ucits établis depuis un peu plus longtemps, pilotés par des gérants traditionnels long only, sont en train d’asseoir leur suprématie, à l’instar du Julius Baer Absolute Return Bond ou du Amundi Dynarbitrage Volatility.
DWS Investments (groupe Deutsche Asset Management) a lancé un indice pour sonder les investisseurs sur les placements liés au changement climatique, rapporte Money Marketing. La première enquête réalisée auprès de 300 particuliers en avril montre que 40,2 % sont disposés à investir dans un fonds spécialisé dans le changement climatique l’année prochaine.
La division Wealth Management de la banque suédoise SEB, regroupant les clients institutionnels et la banque privée, a vu ses encours augmenter de 2 % au premier trimestre 2010 à 1.300 milliards de couronnes suédoises (132 milliards d’euros environ). Cela est dû notamment à des souscriptions nettes de 19 milliards de couronnes, dont 14 milliards auprès de la clientèle institutionnelle. Le bénéfice d’exploitation ressort à 360 millions de couronnes, en repli de 10 % par rapport aux 402 millions du quatrième trimestre 2004, mais en hausse de 75 % par rapport au premier trimestre 2009.
Mohammed al-Fayed a accepté vendredi soir de vendre pour plus de 1,5 milliard de livres le grand magasin londonien Harrods au fonds souverain Qatar Holding, rapporte The Sunday Times. L’octogénaire, qui voulait obtenir 2 milliards de livres, a accepté d’abaisser son prix lorsque le fonds a accepté de s’engager en faveur d’une croissance de long terme pour Harrods et a promis de préserver le salaire et les retraites des quelque 5.000 employés.
Neptune veut présenter une résolution contre le CEO de Prudential, Tidjane Thiam, après la tentative maladroite de ce dernier d’acquérir l’assureur asiatique AIA, à l’occasion de l’assemblée générale qui sera justement consacrée à l’opération. La société de gestion, qui détient environ 50 millions de livres d’actions Pru et gère 5,6 milliards de livres, cherche pour cela à obtenir le soutien d’actionnaires contrôlant plus de 10 % du capital. Robin Geffen, managing director de Neptune, pense que Tidjane Thiam menace l’avenir de Prudential avec l’acquisition coûteuse d’AIA (23,7 miliards de livres).
Axa Investment Managers a annoncé vendredi 7 mai la nomination de Bruno Grandsard à la fonction de gérant de portefeuille au sein de l'équipe d’AXA Framlington Global Equities.Il rapportera à Mark Beveridge, «Global Head» de AXA Framlington et sera basé à Londres. Dans le détail, il couvrira le secteur automobile, des télécommunications et des «utilities» à la recherche d’opportunités d’investissement. Auparavant, Bruno Grandsard exerçait ses fonctions chez Alliance Bernstein, où il a travaillé pendant cinq ans comme analyste dans le secteur de l’automobile mondiale et des composants. Il a également exercé des fonctions dans l’industrie du private equity au Japon.
L’allemand Aberdeen Immobilien KAG indique avoir vendu pour 77 millions d’euros à SWIP Property Trust un immeuble de bureaux de 12.559 mètres carrés situé sur King William Street à Londres. Cet actif appartenait au fonds immobilier offert au public DEGI Europa, dont les remboursements sont gelés. La vente de cet immeuble acheté en 1996 s’est effectuée à la dernière valeur d’expertise.
Depuis le 3 mai, Santander Asset Management a changé la composition du portefeuille de son fonds garanti Supersellección (320 millions d’euros). Par ailleurs, la commission de gestion est majorée à 1,66 % contre 1,61 %, indique Funds People.Seul le fonds BL Global Bond Cap de Banque du Luxembourg est maintenu dans la sélection, avec une pondération de 4,42 %. Les six autres gérants sont nouveaux par rapport à la liste de l’an dernier. Pour l’obligataire, il s’agit de BlackRock (BGF Euro Bond Fund, 27,1 %) et de Parvest (Euro Bond, 18,8 %). Pour les actions, Santander AM a retenu le Metzler European Growth (10,7 %), le Meridian Funds European Value de MFS (14,23 %), l’Alger American Asset Growth (4,5 %) et le Allianz US Equity (20,5 %).
Miguel Colombás, directeur général, annonce dans Expansión que Popular Gestión (7,6 milliards d’euros, en comptant Popular Gestión Privada) a l’intention de s'établir à Luxembourg lorsque la directive OPCVM IV entrera en vigueur (en 2011) et de se faire enregistrer par les principales plates-formes de fonds en Espagne. D’autre part, la société de gestion souhaite gagner des clients parmi les investisseurs institutionnels.Rafael Hurtado, directeur des investissements, indique pour sa part que Popular Gestión va renforcer son effectif, qui est de 22 professionnels de l’investissement sur un effectif de 53 collaborateurs. Cet effort va se focaliser sur les fonds diversifiés et la sélection active, avec un focus spécial sur les fonds de fonds.
Le suisse Partners Group (25 milliards de francs suisses d’encours) a annoncé que son programme d’investissement Global Value 2008, dont le plafond avait primitivement été fixé à 500 millions d’euros, est désormais fermé aux nouveaux investissements, après avoir collecté 537 millions d’euros. Le programme a fortement investi dans des actifs non cotés sur le marché secondaire pour profiter des problèmes de liquidité de plusieurs investisseurs. Partners Group a ainsi pu acquérir les actifs les plus intéressants d’un portefeuille avec une décote de 58 % sur la valeur liquidative. D’un autre côté, Partners Group a également investi en direct, notamment dans le britannique Oasis Dental, un groupe de cabinets de dentistes, ou dans Kaffee Partner Holding GmbH, l’un des principaux distributeurs professionnels de café desservant les PME.
Lors du dernier sovereign wealth funds meeting à Sydney ce week end, Jin Liqun, directeur du conseil d’administration du fonds souverain China Investment Corporation, a appelé les gouvernements des différents pays à faire preuve d’ouverture. Il regrette que les fonds souverains soient parfois victimes de régimes d’investissement restrictifs et que leurs efforts en matière de transparence et de gouvernance ne soient pas toujours reconnus à leur juste valeur. Jin Liqun a également ajouté que le fonds souverain chinois prenait ses décisions de manière indépendante et que le gouvernement chinois n’intervient pas dans ses choix.
Selon le Financial Times, le capital investisseur Global Infrastructure Partners (GIP) espère renforcer sa position de leader sur le marché des infrastructures en levant cette semaine lever entre 5 et 6 milliards de dollars. GIP compte notamment sur l’appétit croissant des fonds souverains et des fonds de pension pour ce type d’investissements.
L’indice mondial des hedge funds de Hedge Fund Research reflète pour avril une performance moyenne de 0,80 % contre 1,38 % pour mars. Depuis le début de l’année, le gain moyen s’est situé à 2,45 %.Seules deux stratégies ont été dans le rouge pour avril, l’equity market neutral (- 0,38 %) et les fonds macro dans leur ensemble (- 0,70 %). En revanche, la stratégie equity distressed a gagné 2,25 %.Les deux plus fortes hausses pour les quatre premiers mois de l’année sont observées au sein des stratégies événementielles, avec 7,67 % pour le distressed et 8,53 % pour le private issue/regulation.
Selon Les Echos, une étude récente montre que lors des crises financières, ce sont les fermetures et liquidations de fonds qui représentent et expliquent la majorité des disparitions de hedge funds: leur taux a bondi à 31,4 % en 2008, contre une moyenne de 12,2 % entre 1994 et mars 2009. Il avait déjà commencé à grimper en 2007 où il avait atteint 16,4 %, un niveau supérieur au précédent pic enregistré à l’occasion de la crise russe de 1998. Les gérants qui ont survécu davantage que les autres à la dernière tornade financière appartenaient à des «hedge funds» plus âgés et expérimentés. Une inversion de la relation historique qui veut que, jusqu'à 2007, ce sont les fonds jeunes et de petite taille qui ont enregistré des performances supérieures aux «hedge funds» anciens et de grande taille.
L’allemand SEB Asset Management annonce avoir réalisé une plus-value substantielle sur la dernière valeur d’expertise en vendant pour plus d’un milliard de yuans à un groupe d’investisseurs chinois les 50 % de son fonds immobilier institutionnel SEB Asian Property Fund SICAV-FIS dans un complexe résidentiel de luxe Belgravia, situé à Shanghai. Récemment, le fonds immobilier offert au public SEB ImmoInvest avait également revendu avec une plus-value l’immeuble de bureaux Platinum de Shanghai, pour 200 millions d’euros (lire notre article du 7 avril).
Anja Balfour, qui avait rejoint AXA Framlington en 2004 et était le «lead manager» de la gestion d’un fonds japonais de 70 millions d’euros a quitté ses fonctions le mois dernier. Son départ a été décidé d’un commun accord avec la société de gestion. Gérant du fonds investi sur les petites capitalisations japonaises, Chisako Hardie a repris la gestion du portefeuille en question au terme d’une réorganisation opérée par Axa dans son département «actions japonaises». Dans le détail, Chisako Hardie sera assisté par les équipes de gestion «global sector» qui recrutent actuellement des analystes.Selon Financial News, le départ de la gérante est intervenu alors que son portefeuille enregistrait des performances inférieures à celle de ses principaux concurrents. Et ce constat vaut tant sur un an, trois ans et cinq ans à la fin du mois de mars 2010.
La sélection et le suivi des fonds disponibles sur la plate-forme indépendante Fondskonzept seront désormais assurés par HSBC Multimanager au travers de HSBC Global Asset Management (Deutschland). Si HSBC Multimanager est chargé dorénavant de la due diligence ainsi que du monitoring sur les fonds et les gérants, la notation par classe de risque, pour des considérations de neutralité, sera assumée par un prestataire extérieur.Fondskonzept, qui travaille avec 130 sociétés de gestion et 8.000 fonds, a aussi annoncé à sa clientèle que l’allocation au sein des différentes catégories de risque, les propositions de portefeuille-type et les recommandations d’allocation d’actifs seront assurés dorénavant par HSBC Global AM sur la base de son avis sur la situation des différents marchés de capitaux.
Le marché à terme germano-suisse Eurex (Deutsche Börse et SIX Swiss Exchange) a annoncé pour le 17 mai l’admission d’options sur les ETF de db x-trackers qui répliquent les indices MSCI Emerging Markets TRN, MSCI World TRN et MSCI Europe TRN sur son segment des dérivés d’ETF. Il s’agit d’options européennes avec des échéances allant jusqu'à 24 mois qui seront négociées en euros, la Deutsche Bank faisant office de teneur de marché et assurant ainsi la liquidité du livre d’ordres.Le relancement de ce segment sera complété par l’admission à la négociation d’options sur d’autres ETF d’ici à la fin de l’année, a indiqué Peter Reitz, membre du directoire d’Eurex.Les trois ETF qui servent de sous-jacents aux nouvelles options sont traités sur le segment XTF de la Deutsche Börse dont la cote comprend actuellement un total de 651 ETF.
Depuis jeudi, quatre nouveaux ETF de droit allemand lancés par le britannique ETF Securities, dont trois répliquant des indices DAXGlobal, ont été admis à la négociation sur le segment XTF de la plate-forme électronique Xetra de la Deutsche Börse.Les trois produits d’actions, ETFX DAXglobal Coal Mining Fund (DE000A0Q8NB0), ETFX DAXglobal Shipping Fund (DE000A0Q8M45) et ETFX DAXglobal Steel Fund (DE000A0Q8NF1) sont assortis d’une commission de gestion de 0,65 %.Le quatrième fonds, sur les matières premières, est le ETFX DJ-UBS All Commodities 3 Month Forward Fund (DE000A1CXBV8), avec une commission de gestion de 0,55 %.Ces quatre adjonctions portent à 655 le nombre total d’ETF cotés à Francfort.
Invoquant tous deux les retraits massifs provoqués par la diffusion aux médias du projet de loi sur les fonds immobiliers (lire notre dépêche du 4 mai), les allemands KanAm Grund et SEB Asset Management ont annoncé la fermeture respectivement du grundinvest (4,05 milliards d’euros d’encours) et de l’ImmoInvest (6,3 milliards d’euros).Les souscripteurs ont été manifestement alarmés par la volonté de Berlin d’imposer à la fois des délais de préavis importants, une durée minimale de détention de deux ans et une décote de 10 % sur la valeur des actifs en portefeuille. L’association BVI a d’ailleurs publié un communiqué soulignant que le texte du ministère des Finances n’a pas vocation à être adopté tel quel et que les investisseurs doivent savoir raison garder.(lire notre article du 7 avril). Il n’est pas exclu que d’autres fonds immobiliers ferment à leur tour, encore que plusieurs le soient déjà comme ceux de DEGI (Aberdeen). Le projet du gouvernement risque de porter préjudice notamment aux produits des gestionnaires qui ne disposent pas d’un réseau de distribution captif, contrairement à RREEF (Deutsche Bank), Union Investment Real Estate ou Deka Immobilien.KanAm, qui aurait été confronté à des demandes de rachat de plusieurs centaines de millions d’euros, a également décidé de suspendra les souscriptions pour le grundinvest, alors que SEB AM continue pour l’instant de servir les souscripteurs. Les remboursements pour le grundinvest sont initialement suspendus pour une période de trois mois.Parallèlement, TMW Pramerica a précisé qu’en raison de liquidités toujours insuffisantes, le gel de remboursements de son fonds immobilier offert au public Weltfonds (792,3 millions d’euros) est prorogé pour une durée maximale d’un an. Il avait été fermé aux rachats pour trois mois le 8 février.
D’après l’association allemande BVI des sociétés de gestion, le nombre de contrats d'épargne-retraite bonifiés par l’Etat de type Riester s’appuyant sur des parts de fonds d’investissement a atteint fin mars environ 2.679.000 unités, soit 50.000 de plus que fin décembre. La hausse atteint 240.000 unités sur un an et le nombre de contrats a presque doublé par rapport au total de 1,35 million qui avait été constaté pour fin mars 2007.
Le capital-investisseur Cerberus, auquel appartiennent les murs de la moitié des 162 magasins de Woolworth en Allemagne, a réussi à imposer Heinig Holding (HH), qui regroupe Tengelmann et deux de ses filiales, les discompteurs KiK et TeDi, comme repreneur des magasins de la chaîne en faillite depuis avril 2009 et de la totalité de 4.500 employés, rapporte Die Welt. HH limite toutefois les contrats de travail à un an. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais il pourrait se situer entre 20 millions et 35 millions d’euros. Avant sa mise en faillite, Woolworth comptait plus de 300 magasins et de 9.000 salariés.
La Financière de l’Echiquier n’est pas une maison de gestion que l’on associe spontanément à l’investissement socialement responsable (ISR). Pourtant, elle s’intéresse à la question. Ainsi depuis 2007, ce spécialiste du «stock-picking» gérant 3,7 milliards d’euros d’encours a intégré dans sa méthodologie d'évaluation des entreprises un critère «responsabilité». «En outre, depuis toujours, nous étudions la qualité du management des entreprises», a expliqué Marie-Ange Verdickt, directrice de la recherche et de l’ISR de la Financière de l’Echiquier, lors du Forum Best of ISR qui se tenait jeudi à Paris. «Au total, sur six critères de notation des entreprises, deux sont extra-financiers», souligne-t-elle.L'évaluation de la «responsabilité» se fait au travers d’un questionnaire, élaboré en partenariat avec Ethifinance. Construit autour des 4 piliers du développement durable (gouvernance, ressources humaines, environnement et parties prenantes), il se décline en 9 questions. Ce questionnaire sert de fil conducteur à des entretiens qui sont menés par les analystes financiers de la Financière de l’Echiquier. Au total, 280 entreprises ont été étudiées sous l’angle «responsabilité, soit 73 % des valeurs qui composent les portefeuilles des fonds. L’analyse extra-financière étant intégrée à l’analyse financière des entreprises, elle irrigue de fait l’ensemble des fonds de la Financière de l’Echiquier. Pour autant, cela a-t-il un impact en termes de gestion ? «Nous pensons que la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance conduit à une meilleure connaissance des sociétés et à une meilleure évaluation de nos risques», estime déjà Marie-Ange Verdickt. Elle explique ensuite que l’analyse extra-financière en elle-même permet de bien identifier les mauvais et les bons élèves et peut conduire à renforcer des positions ou faire attention à certaines lignes, sachant qu’une mauvaise note de gouvernance est un motif de non investissement. «C’est une aide à la décision», résume-t-elle. Elle précise aussi que parfois, les mauvais élèves ISR peuvent être surreprésentés dans les fonds «value» puisque les faiblesses ESG sont constitutives de la décote. Cela étant, la société de gestion n’exclut pas à l’avenir de lancer des fonds exclusivement ISR, puisqu’elle vient de créer deux fonds laboratoires de ce type en mars sur ses fonds propres. Le premier est investi dans les 30 entreprises ayant les meilleures notes en environnement parmi les valeurs comprises dans les fonds de la Financière de l’Echiquier. Le second se fonde sur le même principe, sauf que le thème retenu est le social.
Eric Guillaume et Catherine Tassetto annoncent ce lundi le lancement officiel de Koésion, une société dont ils sont respectivement président directeur général et directeur général adjoint et qu’ils présentent comme le premier fournisseur de fonds immobiliers apportant une solution retraite.Selon ses concepteurs, Koésion est né du constat que la problématique de la retraite se pose naturellement aux personnes disposant d’un horizon plus ou moins important avant la cessation de leur activité professionnelle. En revanche, rien n’est réellement prévu pour les personnes ayant déjà arrêté leur activité. Or, la nécessité de trouver des revenus complémentaires pour 13 millions de personnes âgées entre 60 ans et 85 ans se pose avec d’autant plus d’acuité que 70 % des retraités de plus de 60 ans disposent d’une retraite moyenne inférieure ou égale à 1.200 euros par mois. «Pour autant», explique Eric Guillaume, «80 % des plus de 60 ans est propriétaire au moins d’un bien immobilier». Dans ce contexte, Koésion compte proposer aux intéressés de vendre leur bien – ce peut être leur logement principal mais aussi une résidence secondaire - mais, contrairement aux principes du viager traditionnel, la vente du bien se fait au comptant. En d’autres termes, le vendeur va disposer de la somme convenue établie après expertise, minorée d’une réserve de droit d’usage calculée à l’aide des tables de mortalité classiques, le vendeur ayant l’assurance qu’il pourra conserver la jouissance de son bien jusqu'à son décès. Avec les sommes perçues, Koésion va proposer au vendeur de souscrire une rente viagère immédiate qui viendra opérer comme un complément de retraite. Naturellement, le particulier restera libre d’affecter la totalité ou une partie du montant récupéré à cette rente. Enfin, en cas de libération anticipée du bien, un capital complémentaire sera versé au vendeur en dédommagement des loyers perçus d’avance, via la réserve de droit d’usage. A propos des risques – classiques - de voir les particuliers réticents à se déposséder de leur résidence principale, ce qui tarirait la source de biens immobiliers indispensable au fonctionnement de Koésion, Eric Guillaume est catégorique : la profondeur de ce marché est bien plus importante qu’on ne l’imagine. D’ores et déjà, cet ancien de ProBTP – comme Catherine Tassetto d’ailleurs - a identifié un portefeuille de 1.200 biens immobiliers répartis sur l’ensemble du territoire grâce, entre autres, à un réseau d’une cinquantaine d’agences. Ensuite, la société table sur un volant de 3.000 à 5.000 biens par an, représentant entre 500 millions et 1 milliard d’euros. Voilà pour la partie immergée de l’iceberg. Mais c’est dans la construction de l’offre que résident les plus grandes originalités. En fait, Koésion se compose de trois structures : Koesion Foncier, Koesion Gestion Immobilière et Koesion Courtage. La première est chargée du rôle d’agence immobilière qui achète les biens et les revend à leur libération. La deuxième est chargée de l’expertise des logements et des travaux ainsi que de la gestion des charges. Quant à Koesion Courtage, elle assure la distribution du contrat d’assurance viagère. Reste à adjoindre deux éléments majeurs à la structure : d’un côté l’assureur qui servira la rente viagère aux particuliers, d’un autre le fonds d’investissement baptisé Fonds K-Retraite qui détient et gère les capitaux permettant d’acheter et vendre des biens, via Koesion Gestion immobilière. Pour la création de Koesion, ce premier fonds cible différents profils d’investisseurs institutionnels - des assureurs, des institutions de retraite et de prévoyance, des mutuelles, des gestionnaires de rentes, etc. «D’une manière générale», explique Catherine Tassetto, «nous intéressons les investisseurs qui souhaitent opérer une véritable diversification dans leur allocation d’actifs via l’immobilier et qui se soucient, notamment pour les assureurs, des conséquences de Solvabilité II. En investissant dans l’immobilier résidentiel, ils bénéficient également d’une classe d’actifs décorrelée de l’immobilier de bureaux en mesure, par exemple, de tirer profit d’une remontée de l’inflation».Reste à connaître qui sera le gestionnaire du Fonds K-Retraite. A priori, il devrait être dévoilé dans les semaines à venir. Compte tenu du parc immobilier en question, on peut penser qu’il s’agira d’un acteur important de la place, de la taille des filiales de BNP Paribas, Natixis ou Amundi. Quant à l’assureur en charge de la rente viagère, il sera également connu prochainement. Quels résultats les investisseurs institutionnels peuvent-ils attendre de cette offre ? En chiffres, compte tenu des tables de mortalité en vigueur et de la duration moyenne de douze ans en matière d’espérance de vie, le fonds qui disposera d’un cash flow prévisible important doit afficher un rendement compris entre 7 et 8 %, rappelle Eric Guillaume, dont 5,7 % via les loyers précomptés et le solde tenant compte de la revalorisation du marché à la revente. Pour ce premier fonds, le ticket d’entrée minimum est fixé à 2,5 millions d’euros mais il vise un ticket moyen de l’ordre de 10 millions d’euros, afin d’assurer une bonne mutualisation au sein du portefeuille qui, selon Catherine Tassetto, devrait être composé de 350 biens en moyenne.A terme, les responsables de Koésion n'écartent pas l’idée de lancer un fonds qui serait ouvert au public. «Mais, pour le moment», avoue Eric Guillaume, «nous avons plutôt des contacts avec des assureurs qui nous demandent de réaliser des fonds dédiés». Nombre d’entre eux ont aussi vu l’intérêt d’investir dans le fonds et… d'être en charge simultanément du versement de la rente viagère».Enfin, on notera que le sujet étant «sensible», la société Koésion a veillé à donner une dimension sociale et sociétale à son offre. Ainsi le fonds est-il noté par Ethifinance A + ce qui se traduit par des pratiques ESG appréciables tant du côté des investisseurs que des retraités vendeurs. Dans l'élaboration d’un process d’achat responsable, une contre expertise dans l'évaluation immobilière est par exemple prévue. En outre, les collaborateurs de Koésion bénéficieront d’une formation à l'éthique, précise, entre autres, un document de l’entreprise. Enfin, le bien fera l’objet d’une mise aux normes HQE (haute qualité environnementale) dès son acquisition. Ce dont profitera de fait son occupant. Caractéristiques : Investisseur :TRI du fonds : 7-8 %Frais de gestion du fonds : 0,25 %/anDroits d’entée du fonds : 0,25%Vendeur du bien :Frais d’arrérages : 0,75 % Rémunération de Koésion Foncier: 6 %
Natixis a annoncé le 7 mai la nomination de Jacques Sudre au poste de directeur de la conformité en remplacement de Christian Mascle-Allemand, qui devient chargé de mission auprès du secrétaire général. Il sera rattaché au secrétaire général, André-Jean Olivier.Depuis septembre 2009, Jacques Sudre était responsable de la business unit de Banque PSA Finances (BPF) regroupant les filiales belge, néerlandaise, autrichienne, portugaise et argentine et membre du comité de direction de BPF.
Primonial lance Carat Garanti 7, un fonds destiné, via les principales plateformes assurantielles, aux clients des conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Le support offre une garantie du capital de 100 % à l’échéance de 10 ans, tandis que la performance dépend du fonds Parworld Quam 15 – part F, fondé sur un modèle mathématique qui évalue les tendances et les risques des marché pour en déduire des opérations d’achats et de ventes, précise la société. Le modèle de gestion «QuAM» investit sur les grandes classes d’actifs (actions, obligations, instruments du marché monétaire) avec une flexibilité totale. La gestion du risque de Carat Garanti est pilotée avec un niveau de volatilité maximal prédéfini, fixé à 12%. Caractéristiques CARAT GARANTI 7 Type : Obligation de droit français Code ISIN : FR0010889048Commission de distribution : 1,4 %/an Montant de la part : 1 000 euros Période de commercialisation : du 03/05/2010 au 28/07/2010 Date d’échéance : 30/07/2020
La famille Deichmann, qui possède la fabrique de chaussures éponyme, a porté plainte contre la banque privée Sal. Oppenheim et contre le promoteur immobilier Josef Esch, indique la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Elle leur reproche que celui des fonds immobiliers Oppenheim-Esch dans lequel elle a investi n’a pas tenu les promesses de rendement qui avaient été faites. Les négociations en vue d’un compromis extrajudiciaire menées avec la Deutsche Bank, le nouveau propriétaire de Sal. Oppenheim, n’ont donné aucun résultat.
L’Agefi rapporte que Lazard Frères Gestion a présenté vendredi son nouveau fonds «Skylar Origin», dédié à l’investissement dans des sociétés qui font l’objet d’une introduction en bourse (IPO). Cette sicav internationale réservée à des investisseurs avertis - sans agrément AMF – a été lancée en février dernier par Cédric Chaboud, en charge de la stratégie, et Jeremy Boublil, responsable du trading. L’objectif des gérants est de faire croître les actifs du fonds de 15 millions d’euros à l’heure actuelle jusqu’à 200 millions.
Selon les milieux financiers, un groupe de capital-investisseur animé par Blackstone et comprenant TPG ainsi que Thomas H. Lee, préparerait une OPA sur le prestataire de services technologiques pour le secteur bancaire Fidelity National Information Services (FNIS), rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Suite à cette rumeur, le titre FNIS a connu une forte hausse et la société pesait 10,7 milliards de dollars. Le groupe de repreneurs aurait déjà trouvé six banques pour financer l’opération, dont la Deutsche Bank, Citigroup et Bank of America. Selon le Wall Street Journal, l’opération sera couverte à 30 % par des fonds propres, un taux inhabituellement élevé.
Paul Hrabal, fondateur et CIO de U.S. One Trust, a annoncé à Mutual Fund Wire le lancement le 11 mai de son premier produit, le One Fund, qui est un ETF d’ETF dont 70 % seront investis en fonds d’actions américaines et 30 % en ETF d’actions étrangères.Le One Fund, chargé à 0,51 %, aura principalement des ETF de Vanguard et de iShares en portefeuille, notamment ceux qui répliquent des indices MSCI. Il vise principalement la clientèle retail.U.S. One Trust prévoit de lancer ensuite un produit similaire dédié à l’obligataire.