Les Bourses rebondissent malgré Poutine et l’inflation américaine

le 30/09/2022 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Les marchés actions se sont repris pour le dernier jour du mois mais ils bouclent septembre en fort repli.

La capitalisation de l’indice phare de la Bourse de Francfort pourrait augmenter de 350 milliards d’euros.
Les Bourses européennes ont subi leur deuxième plus mauvais mois de l’année en septembre.
(Daniel Roland)

Les marchés européens terminent un mois compliqué sur une note positive. Le Stoxx Europe 600 a clôturé la séance du 30 septembre en hausse de 1,31% après une forte volatilité dans le cours de l’après midi marqué par le discours de Vladimir Poutine et par la publication d’un indicateur américain.

Le président russe a officialisé vendredi l'annexion par la Russie des quatre régions de l'est de l'Ukraine consultées par référendum. Il a appelé l’Ukraine «à un cessez-le-feu», rapporte Reuters, tout en affirmant que le Kremlin défendrait les terres annexées «par tous les moyens». Le président ukrainien, Volodimir Zelensky a réagi en indiquant que son pays serait prêt à négocier lorsque la Russie aura changé de président. L’Union européenne a pour sa part réaffirmé qu’elle ne reconnaîtrait «jamais» les référendums en question.

De l’autre coté de l’Atlantique, la publication de l’indice PCE mesurant les prix liés aux dépenses de consommation des ménages américains n’a pas perturbé les investisseurs. L’indicateur préféré de la Réserve fédérale (Fed) pour évaluer l’inflation a ralenti en août, à 6,2% après 6,4% en juillet, mais sa version «core» qui exclut les éléments volatils (énergie, alimentation) a progressé de 4,9% contre 4,7% le mois précédent.

Trois trimestres consécutifs de baisse

Wall Street semble porté par les déclarations de la vice-présidente de la Fed Lael Brainard. Cette dernière a indiqué lors d’une conférence à New York que la Fed surveillait de près la façon dont ses actions affectaient l'économie mondiale et le système financier. Les marchés financiers mondiaux ont été confrontés à des niveaux élevés de volatilité et à la forte hausse du dollar par rapport aux principales devises, alimentant la crainte que cela nécessite pour la Fed de combattre l’inflation en remontant massivement ses taux ne cause des problèmes majeurs ailleurs. Mais Lael Brainard a estimé qu’il était trop tôt pour penser à inverser la trajectoire de politique monétaire et que l’inflation élevée rendait nécessaire une poursuite du resserrement pendant un certain temps.

Le rebond des indices européens ce vendredi n’efface pas un mois difficile pour les marchés. L’indice Stoxx Europe 600 a plongé de 4,8% en septembre, son troisième plus mauvais mois de l’année après juin (-8%) et août (-5%), et il clôture un troisième trimestre consécutif de baisse.

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