L’attrait du private equity baisse dans les grandes écoles

le 10/05/2022 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les étudiants sont un peu moins de 20% à être intéressés par le secteur alors qu’ils étaient près de 30% l’année dernière.

L’attrait du private equity baisse dans les grandes écoles
(Celette [CC BY-SA 4.0])

Le monde du capital investissement ne fait plus rêver les futures élites. L’étude effectuée par AlumnEye et Junior Essec auprès de 591 étudiants des grandes écoles de commerce et d’ingénieur révèle que seulement 18,6% d’entre eux sont «vraiment intéressés» par le private equity. C’est une baisse de 9 points de pourcentage par rapport à la même étude de l’an dernier, où ils étaient plus de 28% à montrer un intérêt pour ce métier. En 2022, ils sont 35% à ne pas connaître assez le secteur pour se prononcer et 46 % se déclarent «pas intéressés». La frange des réels promoteurs du secteur, les plus motivés, a aussi baissé. Ils étaient 18% en 2021 alors qu’ils ne sont plus que 13,7% cette année.

Les résultats apparaissent toutefois différents selon le cursus des étudiants. Ceux en écoles de commerce se sentent davantage concernés par le secteur et s’y intéressent à 26%. Les ingénieurs sont moins de 12%. Le manque de connaissance sur cette activité peut expliquer une partie ces faibles scores. Toujours selon cette étude, les étudiants ayant effectué un stage dans une société de private equity ont une propension beaucoup plus grande que les autres à recommander ce métier.

Par ailleurs le capital investissement jouit toujours de sa bonne réputation concernant la rémunération. Ce critère reste le plus déterminant pour les étudiants qui s'y intéressent et même ceux qui visent d'autres métiers sont conscients que les salaires du secteur sont élevés.

«Les étudiants sont aujourd’hui davantage attirés par le secteur de la technologie et ses start-up», commente Anne-Gabrielle Mangeret, chasseuse de tête en private equity & M&A chez AlumnEye Executive Search.

Ardian en tête des fonds

Un autre pan de l’étude vise à classer les fonds actifs en France en fonction de leur notoriété auprès des étudiants, un élément qui pèse pour les deux tiers de leur classement, et de leur culture, dont leur stratégie RSE, la parité homme femme, etc. Selon ces critères, Ardian a ravi la première place à Blackstone cette année. Rothschild Five Arrows Principal investments est passé de la quatrième à la troisième place. Eurazeo, cinquième du classement, fait un bond de quatre places d’une année sur l’autre.

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