Les gérants visent la barre des 7.000 points pour le CAC 40

le 06/09/2021 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les plus optimistes du Panel Actions voient l'atteinte de cet objectif en six mois. Mais la majorité est plus prudente.

 La moyenne du Panel prévoit que la place parisienne ne touchera les 7.000 points que dans un an.
La moyenne du Panel prévoit que la place parisienne ne touchera les 7.000 points que dans un an.
(RK)

Les gérants actions continuent à courir derrière les Bourses, dont certaines enchaînent les records. Les membres du Panel Actions de L'Agefi ont tous relevé, parfois très fortement, leurs objectifs sur les indices européens, hormis Gaspal Gestion, le plus haussier au début de l’été. Malgré ces rehaussements, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 ne disposent que d’un potentiel de progression de 2,5% à horizon six mois. Et pourtant, le premier indice affiche un recul de 0,5% sur un mois et le second une hausse limitée de 2%. Néanmoins, Axa IM, Carmignac, Gaspal Gestion, La Banque Postale AM et NNIP estiment que la place parisienne atteindra la barre des 7.000 points (+4,6%) dès la fin février 2022. La moyenne du Panel prévoit qu’elle ne sera touchée que dans un an. La Banque Postale anticipe même un rebond de 9% pour toucher les 7.300 points.

L’Euro Stoxx est également attendu en hausse de 5% dans un an, mais Axa IM, Carmignac, Gaspal Gestion et La Banque Postale AM pensent que ces 4.400 points, voire 4.500 points, seront atteints dans six mois. Crédit Mutuel AM, le plus optimiste, voit l’indice à 4.600 points (+9%) dans un an.

En revanche, Banque Syz, Groupama AM, Lazard, OFI AM et State Street GA jugent que le CAC 40 et l’Euro Stoxx seront au même niveau dans six mois.

Sur le S&P 500, l’objectif à six mois est déjà quasiment atteint (+1%) et la place américaine devrait seulement gagner 4% en un an, selon le Panel Actions. Si Carmignac vise les 5.000 points (+10%) dans un an, Lazard anticipe une légère consolidation à 4.400 points (-3%) à court terme, puis un statu quo.

Sur le marché japonais, la plupart des gestions ont abaissé leurs prévisions et tablent désormais sur une stabilité du Nikkei à six mois – après une progression de 4,7% sur un mois – et sur une hausse limitée de 2,6% à un an.

La prudence des panélistes pourrait être démentie. En effet, «la tendance positive des marchés actions se poursuit sous le double effet de la faiblesse des taux d’intérêt et de la reprise économique. Des phases plus volatiles sont néanmoins possibles vu les niveaux atteints et alors que le momentum macro-économique pourrait être moins favorable», prévient OFI AM. «Nous continuons à être positifs sur les actions, en gardant une préférence pour les cycliques, note Natixis IM. Le maintien d'une croissance élevée et la baisse des valorisations devraient favoriser des secteurs tels que les services financiers, l'énergie et les matériaux.»

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