Lloyds TSB tire son épingle du jeu grâce à la banque de détail outre-Manche

le 25/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L'établissement britannique a relevé le montant de ses dépréciations d’actifs mais n’en a pas moins publié un résultat courant imposable 2007 en hausse de 6 %

Lloyds TSB n’a pas manqué vendredi de se féliciter de sa stratégie. Sa relative moindre exposition aux marchés de capitaux malmenés a en effet permis à la banque britannique de mettre en avant ses succès commerciaux dans la banque de détail outre-Manche pour afficher des résultats en progression l’an passé.

Le bénéfice courant imposable a ainsi gagné 6 %, pour s’élever à 3,919 milliards de livres, soit 5,2 milliards d’euros, contre 3,71 milliards publiés pour l’exercice 2006. L'établissement financier s’est targué d’une hausse de 5 % de ses revenus, qui ont atteint 11,206 milliards de livres. Une évolution, signe de la pérennité des ventes, soutenue par les gains engrangés dans le domaine de la banque de détail en Grande-Bretagne, avec notamment un gain net d’un million de comptes courants. Surtout, Lloyds TSB a insisté sur la maîtrise de ses coûts, les charges opérationnelles enregistrant un repli de 1 % à 5,491 milliards. Le coefficient d’exploitation s’est ainsi amélioré de 1,8 point à 49 %. Il est vrai que les répercussions du « programme de productivité » ont dépassé les attentes en 2007 et devraient générer des économies de coûts de quelque 250 millions cette année. Dès lors, le ratio Tier One a subi un repli limité, de 8,2 % à 8,1 %, tandis que le rendement des capitaux (RoE) s’est élevé à 25,2 %.

Pour autant, alors que le résultat courant de la banque de détail progressait de 17 % (1,81 milliard), celui de la banque de gros et internationale a accusé une baisse de 12 % (1,44 milliard). Car ce profil de risque plus prudent n’a pas permis à Lloyds TSB de totalement contourner l’écueil de la crise du crédit et son lot de dépréciations. La banque a inscrit une provision de 280 millions de livres contre 201 millions anticipés en décembre dernier. Notamment, la valeur des CDO (collaterised debt obligations) a été revue à la baisse de 114 millions, celle des SIV (structured investment vehicle) de 22 millions.

A la suite de cette « nouvelle bonne année », selon le directeur général Eric Daniels, et en dépit des défis de marchés turbulents et d’une croissance économique affaiblie, le dirigeant estime son établissement bien positionné pour générer une nouvelle année de croissance. Gage de cette confiance sereine, une hausse de 5 % du dividende au titre de l’exercice écoulé, à 35,9 pence par titre, sera proposée aux actionnaires en assemblée.

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