La BCE et la Fed restent sous pression

le 24/01/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les marchés encaissent mal l'immobilisme de la première, et exigent davantage de la seconde

Des politiques monétaires opposées, mais qui suscitent l’une et l’autre le doute. Hier, Jean-Claude Trichet a montré lors de son audition devant le Parlement européen tout l’écart qui sépare la BCE de sa consœur américaine. Tandis que la Fed a abaissé de 175 points de base ses taux depuis le début de la crise du crédit, la Banque centrale européenne campe sur ses positions. « En toutes circonstances, mais encore plus particulièrement dans des périodes difficiles de forte correction des marchés et de turbulences, il est de la responsabilité des banques centrales de solidement ancrer les anticipations inflationnistes pour éviter une volatilité supplémentaire dans des marchés déjà très instables », a martelé hier le président de la BCE. Celle-ci s'en tient à son scénario de ralentissement de la croissance autour de 2 % cette année en zone euro. Un discours qui a pesé sur les marchés. « Nous allons voir ce qui se passe du côté de l'économie réelle à l'avenir parce que cela peut avoir un effet sur l'inflation », a-t-il toutefois nuancé.

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