General Electric progresse encore dans son recentrage industriel

le 11/09/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le conglomérat américain a annoncé hier la mise en vente de sa filiale de gestion d’actifs, dont l’encours atteint 115 milliards de dollars.

Le dossier de l’acquisition des activités énergie d’Alstom étant bouclé depuis le 8 septembre, General Electric (GE) poursuit son programme de recentrage autour de ses métiers industriels. Le conglomérat américain a annoncé hier qu’il cherchait un acquéreur pour sa filiale de gestion d’actifs, GE Asset Management (GEAM). Le candidat devra être un acteur important du métier et qui aura en particulier «une expérience considérable dans la gestion de plans de retraite, ainsi qu’une capacité de distribution à grande échelle afin d’assurer la croissance de la clientèle pour compte de tiers », indique GE.

GEAM n’est pas lié à GE Capital, qui regroupe les activités financières du conglomérat. Il affichait au 30 juin 115 milliards de dollars d’actifs sous gestion (102 milliards d’euros), dont la majorité des régimes de retraite des 136.000 salariés américains du groupe.

Les responsables de GE affichent leur confiance dans l’issue du processus, mené par Credit Suisse. «Au fil du temps, des sociétés d’investissement de premier plan ont manifesté un intérêt important pour GEAM [...]. Alors que nous transformons GE pour nous concentrer sur notre noyau industriel, le moment est venu d’étudier une vente», indique Jeff Immelt, PDG de GE.

Un fiduciaire indépendant sera nommé pour approuver le candidat retenu, lequel devra gérer le régime de retraites de GE. Mais GE conservera ses responsabilités de sponsor du plan. Alors que la solvabilité des régimes de retraite est devenue un vrai sujet pour les groupes américains, le produit de la transaction sera déposé au GE Pension Trust, dont les actifs servent à payer les prestations de retraite du conglomérat. Or, le trust accusait un déficit de 15,8 milliards de dollars au 31 décembre 2014, contre 4,7 milliards fin 2013.

GE avance dans sa transformation. Il a annoncé en avril vouloir vendre 200 milliards de dollars d’actifs issus de GE Capital, dont 100 milliards avant la fin de l’année. Avec les annonces récentes de la cession de sa filiale de financement de matériel médical aux Etats-Unis à Capital One (9 milliards), de sa plate-forme de dépôts en ligne à Goldman Sachs, de sa division fonds d’investissement européenne à Sumimoto Mitsui (2,2 milliards) et ses activités de gestion de flotte automobile à Element Financial et BNP Paribas Arval (environ 8 milliards), il a déjà annoncé 78 milliards de cessions. En attendant celle en cours de sa filiale de crédit japonaise, valorisée cinq milliards.

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