Le marché de l'immobilier de bureaux francilien débute mal l'année

le 09/04/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La demande placée a chuté de 27% au premier trimestre à ses plus bas niveaux depuis 2009, alors que l'investissement confirme son dynamisme.

Le marché de l'immobilier de bureaux francilien débute mal l'année

L’immobilier de bureaux francilien accuse le coup. En chute de 27% sur un an au premier trimestre 2015 à 373.000 m², la demande placée de bureaux en Ile-de-France est revenue sur ses plus faibles niveaux depuis 2009, selon Immostat. Le marché a été pénalisé par la chute de 54% des transactions de grandes surfaces supérieures à 5.000 m², et par celle de 21% sur les surfaces moyennes comprises entre 1.000 et 5.000 m².

Les petites surfaces inférieures à 1.000 m² sont les seules à résister avec une hausse des volumes de 7%. La performance est également fragmentée par zones, avec une hausse des volumes de 16% à Paris, contrastant avec les chutes de 44%, 71% et 45% sur le Croissant Ouest et le première et deuxième couronnes.

Les chiffres de bureaux du premier trimestre suggèrent une baisse des volumes à seulement 1,5 million de m² sur 2015. Un niveau bien inférieur aux 2,1 millions de m² enregistrés l’an dernier. «La faible activité francilienne s’explique essentiellement par l’absence de perspectives économiques claires pour nombre d’entreprises, malgré une légère amélioration de l’environnement d'affaires, et par le contrecoup de la bonne activité du quatrième trimestre 2014 qui a favorisé un déstockage des demandes en cours», estime Roman Coste, directeur général agency chez CBRE. Il table cependant sur un rebond de la demande sur les prochains trimestres qui permettrait de dépasser à nouveau le seuil des 2 millions de m² sur l’année.

La tendance tranche avec la persistance du dynamisme de l’investissement. Avec 3,565 milliards d’euros investis en Ile-de-France, le marché achève le premier trimestre en hausse de 13% sur un an. «Le marché poursuit sur la dynamique de l’an passé et les éléments stimulant la demande d’investissement sont nombreux. Entre la baisse des taux des obligations et la collecte record des SCPI et des assurances vie, la pression d’investir reste forte» explique Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL.

Si la performance a été dopée par l'opération «Cœur Défense» l'an dernier, le premier trimestre 2015 a été marqué par 13 opérations de plus de 100 millions d’euros, soit 6 de plus que l’an passé à la même époque, pour un volume en hausse de 20% à 2,5 milliards. Parmi elles figurent notamment l’acquisition par Adia de l’opération «Ecowest» à Levallois-Perret, celle du «91-93 boulevard Pasteur» à Paris par Primonial ou le portefeuille SEB par Northstar.

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