L’Efama attend beaucoup des fonds européens d'investissement à long terme

le 26/11/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le lobby de la gestion d’actifs considère que le futur FEILT promu par Bruxelles est susceptible d’attirer des investissements étrangers.

Le secteur de la gestion d’actifs sera de plus en plus appelé à jouer un rôle important dans le financement de long terme de l’économie. «Les régulateurs nous demandent d’opérer un changement d’un modèle intermédié vers un modèle désintermédié du financement de l’économie au cours des prochaines années» a rappelé hier Christian Dargnat, président de l’Efama lors d’un point presse à Londres. «Ce nouveau modèle exigera la création de nouveaux instruments et en tant que gérants d’actifs, nous avons un rôle clé à jouer dans ce nouvel environnement».

A la suite d'une initiative de la Commission européenne, la création prochaine des FEILT (fonds européens d'investissement à long terme) constitue ainsi une carte à jouer supplémentaire pour le secteur de la gestion d’actifs dans le financement de l’économie. Ces fonds sont en effet destinés à apporter des financements à divers projets d’infrastructures de longue durée, à des sociétés non cotées ou à des PME cotées de long terme, qui émettent des instruments de capitaux propres ou de dette pour lesquels il n’y a pas d’acheteur facilement identifiable.

«Les politiques en Europe ont reconnu l’importance du financement de la croissance et celle du refinancement des infrastructures durant la prochaine décennie» a commenté Alexander Schindler, vice-président de l’Efama. Depuis le tsunami réglementaire qui s’est abattu sur l’industrie des services financiers, c’est la première fois que le monde politique s’engage activement à œuvrer en faveur de la croissance». Pour le vice-président, la création à venir des FEILT ne constituera pas seulement un nouveau format pour le financement transfrontalier, «les Etats individuels étant susceptibles d’attirer de l’argent pour leurs propres pays», mais aussi la forte probabilité d’attirer des investissements étrangers.

Conscient que le FEILT ne résoudra pas à lui seul le problème du financement de l’économie, le lobby européen de la gestion souligne cependant qu’il fournira un accès facilité aux PME ou encore aux investisseurs individuels, limités à l’heure actuelle dans leurs possibilités. «Si l’on considère par exemple le secteur des énergies renouvelables, une PME intéressée doit notamment réaliser aujourd’hui sa due diligence, s’acquitter de coûts légaux et d’autres procédures : au bout du compte, le retour ne justifie pas à l’heure actuelle l’investissement», explique Alexander Schindler.

La réglementation sur les FEILT est attendue d’ici à la fin de l’année.

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