«La hausse du dollar n’est pas terminée et revêt un caractère séculaire»

le 20/10/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Matthieu Louanges, managing director et responsable de la gestion assurantielle en Europe chez Pimco

- L'Agefi : La hausse du dollar est-elle terminée ?

- Matthieu Louanges : La hausse du dollar n’est pas terminée et revêt un caractère séculaire. Elle s’inscrit, en effet, dans une tendance de long terme qui repose principalement sur des perspectives macroéconomiques plus favorables aux Etats Unis que dans les autres grandes régions du monde, comme la zone euro ou le Japon. Elle est aussi le résultat de politiques monétaires divergentes, avec un resserrement de la part de la Fed alors que la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) sont prêtes à amplifier l’utilisation de leur bilan pour soutenir la croissance et gérer le risque déflationniste. Le ralentissement économique de certains pays émergents plaide également en faveur d'un renforcement du dollar.

- Quelles sont les devises les plus exposées à la hausse du dollar ?

- Dans le monde industrialisé, l’euro et le yen apparaissent les plus exposés à la hausse du dollar, compte tenu des divergences de croissance économique et de politique monétaire entre les Etats Unis d'une part, et la zone euro et le Japon d'autre part.

Dans le monde émergent, les pays qui souffrent de problèmes spécifiques sont les plus exposés. C’est le cas, notamment, de la Russie qui subit l’impact négatif combiné de la récession liée à la crise ukrainienne et de la baisse du prix du pétrole. En revanche, des monnaies telles que le real brésilien ou la roupie indienne devraient continuer de bien se tenir face au dollar.

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