Pierre Moscovici défend les choix budgétaires du gouvernement pour 2014

le 25/09/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Invité au journal de France 2, le ministre de l’Economie indique que 80% des économies prévues en 2014 proviendront du recul des dépenses publiques

Défendant hier soir sur France 2 les choix budgétaires du gouvernement, alors que le projet de loi de Finances 2014 sera présenté ce mercredi au Parlement, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a insisté sur le virage pris en matière de fiscalité. «Nous inversons l’ampleur des efforts à réaliser pour réduire les déficits», a-t-il affirmé.

Contrairement à l’année 2013 où les hausses d’impôt représentent les deux tiers des économies, contre un tiers de baisse de la dépense publique, «80% des économies prévues en 2014 proviendront du recul des dépenses, ce qui représentera 15 milliards d’euros, contre 3 milliards de nouveaux prélèvements», a-t-il souligné. Le barème de l’impôt sur le revenu sera d’autre part réindexé sur l’inflation et une décote permettant de réduire l’impôt bénéficiera à 6,9 millions de personnes. Pour 2015, «les efforts porteront à 100% sur les économies budgétaires», a avancé le ministre de l’Economie.

Dans son édition de mercredi, le quotidien Les Echos indique que le projet de loi de Finances 2014 devrait afficher un déficit budgétaire d'environ 82 milliards d'euros, contre un solde négatif dorénavant attendu aux alentours de 72 milliards pour le budget 2013. La hausse du déficit 2014 est due à la prise en compte, pour 12 milliards d'euros, du programme des investissements d'avenir dévoilé au début de l'été, qui n'aura toutefois pas à être intégré dans le calcul du déficit public au sens de Maastricht. Le gouvernement a déjà annoncé que ce déficit public, qui inclut le solde du budget de l'Etat, des comptes sociaux et des collectivités locales, doit revenir l'an prochain à 3,6% du PIB contre 4,1% attendu fin 2013.

Confirmant une prévision de croissance «prudente» de 0,1% pour l’année en cours et de 0,9% pour 2014, Pierre Moscovici a d’autre part annoncé que le climat des affaires en France «s'améliore de façon substantielle au mois de septembre», anticipant ainsi sur l’indicateur que publiera ce matin l’Insee. L'indicateur de retournement, par lequel l'Insee tente de détecter le plus tôt possible le moment où la conjoncture se retourne, «s'est inversé pour la première fois depuis début 2011», a révélé le ministre.

En août, l'indicateur du climat général des affaires avait progressé pour le quatrième mois consécutif, tiré par une amélioration dans l'ensemble des secteurs à l'exception du bâtiment, en restant néanmoins en deçà de sa moyenne de longue période.

A lire aussi