Les investisseurs privilégient les sociétés chinoises à fort potentiel de croissance

le 13/08/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

En baisse de 8% cette année, l’indice composite de Shanghai affiche la plus mauvaise performance en Asie, et celui de Shenzhen la meilleure

Les investisseurs délaissent les grosses sociétés chinoises, au profit des jeunes pousses. Le marché chinois abrite ainsi l’indice le performant du marché asiatique hors Japon depuis le début de l’année; mais également l’indice le moins performant. L’indice composite de Shanghai a ainsi dévissé de 8% sur l’année, alors que l’indice composite de Shenzhen affiche une progression de 14%, qui dépasse celle de 11% du marché philippin et celle de 7% du marché indonésien. Une dichotomie qui reflète un appétit croissant des investisseurs pour les petites entreprises, dans un contexte de ralentissement de l’économie, à laquelle se sont ajoutées des inquiétudes croissantes concernant la stabilité du système financier du pays, à la suite de la crise du marché interbancaire qui agite les marchés locaux depuis le mois de juin.

Si l’indice de Shanghai est largement composé de grosses sociétés détenues par l’Etat, celui de Shenzhen offre une part plus belle aux sociétés plus petites, plus jeunes, détenues par des capitaux privés, et abrite notamment nombre de promoteurs immobiliers dont les actions ont fortement progressé ces dernières semaines. En témoigne l’évolution du ChiNext, logé sur le marché de Shenzhen, créé en octobre 2009 et bâti sur le modèle du Nasdaq et composé de petites et moyennes sociétés appartenant au secteur de la haute technologie ou aux secteurs en forte croissance, qui s’est ainsi envolé de 60% depuis le début de l’année. Les volumes traités sur l’indice de Shenzhen ont progressé de 30% au premier semestre de l’année et de 62% sur le ChiNext, alors que les volumes traités sur la place de Shanghai affichent une hausse plus faible de 21%.

L’appétit pour les petites sociétés en forte croissance se reflète également sur le marché offshore de Hong Kong. Le compartiment GEM (Growth Enterprise Market) dédié aux sociétés à forte croissance de la bourse de Hong Kong a connu une envolée de 8,4% cette année, alors que l’indice Hang Seng des grosses entreprises chinoises cotées sur la place affiche une chute de 13%. L’indice Hang Seng traite actuellement sur un ratio de valorisation moyen de 7,4 fois ses bénéfices, son plus faible niveau depuis 2003, l’indice de Shanghai sur un ratio de 9 fois, et l’indice de Shenzhen sur un ratio de près de 20 fois.

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