Une correction de l’appétit pour le crédit en cours

le 19/04/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le graphique ci-contre montre l'évolution de l'appétit pour le crédit, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque des obligations et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l'aversion pour le risque de crédit a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.

Lorsque l'indicateur d'appétit pour le crédit vaut 100%, les obligations les plus risquées (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont celles ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l'égard des dettes les plus risquées.

La lecture de cet indicateur est classiquement contrariante. Une surchauffe de l’indicateur précède généralement un ajustement des prix des signatures les plus risquées. Inversement, un rebond des prix des obligations les moins sûres prend place après le franchissement du seuil de panique de l’indicateur.

Depuis le début de l’année 2013, l’appétit pour le crédit a connu une hausse importante pour venir toucher fin février/début mars le seuil supérieur indiquant un excès de la demande des signatures les plus risquées. Depuis, l’appétit pour le crédit se normalise avec un mouvement de fuite vers la sécurité. La difficile adjudication slovène en témoigne.

Il paraît dans ces conditions plus raisonnable d’attendre la fin de cet ajustement avant de se repositionner sur les dettes les plus risquées.

L’appétit pour le crédit
ZOOM
L’appétit pour le crédit

A lire aussi