Le shadow banking a atteint un point haut de 67.000 milliards de dollars en 2011

le 19/11/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le FSB publie la deuxième édition de son rapport sur le système financier parallèle et soumet ses recommandations à consultation

Le décrivant comme «de l'intermédiation de crédit impliquant des entités et activités (totalement ou partiellement) en dehors du système bancaire traditionnel», le Conseil de stabilité financière (FSB) vient de livrer sa copie sur le shadow banking (système financier parallèle). Il a en premier lieu publié la seconde édition de son rapport annuel sur le sujet (Global Shadow Banking Monitoring Report), qui couvre désormais 25 juridictions contre 11 en 2011.

L'an dernier, le système financier parallèle a représenté quelque 67.000 milliards de dollars d'actifs, soit l'équivalent de 111% du PIB combiné de l'ensemble des juridictions. Les Etats-Unis constituent son terrain d'élection (23.000 milliards de dollars d'actifs), devant la zone euro (22.000 milliards de dollars) et le Royaume-Uni (9.000 milliards de dollars).

Parmi les principaux enseignements de ce travail, le FSB souligne que la granularité des données s'améliore. La proportion des intermédiaires financiers non bancaires non identifiés au sein de l'ensemble de l'intermédiation non bancaire a ainsi chuté de 36% en 2010 à 18% en 2011, signe d'une connaissance plus approfondie de cet univers. Le FSB prévoit de compléter cet exercice de surveillance l'an prochain par l'obtention de données supplémentaires.

Des exigences accrues en matière de reporting des données figurent d'ailleurs dans les rapports diffusés hier pour consultation publique. C'est le cas notamment pour les activités de prêt de titres et des opérations de pension livrée (repo) qui font l'objet d'un traitement particulier. Ces trois contiennent un ensemble de recommandations afin «de renforcer la supervision et la régulation du shadow banking».

Cinq principes fondamentaux ayant trait à l'esprit de la régulation y sont rappelés dans le premier : ciblage, proportionnalité, efficacité, évaluation et révision.  Dans un deuxième rapport se rapportant aux entités non bancaires autres que les fonds monétaires, le FSB arrête le cadre de son action : mesure des risques grâce aux cinq fonctions économiques, mise en place de boîtes à outils et enfin, partage de l'information entre les autorités. Les réponses à la consultation sont attendues jusqu'au 14 janvier prochain.

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