Paris Europlace dévoile un plan européen pour la finance responsable

le 12/10/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La Place de Paris présente aujourd'hui une feuille de route à horizon 2015 qui plaide notamment pour la création d'un label ISR à l'échelle de l'Europe

Paris Europlace dévoile un plan européen pour la finance responsable. Photo: PHB/Agefi

Point d’orgue de la semaine de l’ISR organisée en France, Paris Europlace tient aujourd’hui un colloque sur la finance responsable. L’occasion pour son président, Gérard Mestrallet, de dévoiler cet après-midi en présence d'Ugo Bassi, directeur à la DG marché intérieur et services de la Commission de Bruxelles, une feuille de route européenne à horizon 2015.

L’association dessine trois axes de réflexion: renforcer le dialogue entre investisseurs et émetteurs sur les sujets de responsabilité sociale des entreprises (RSE), améliorer les pratiques de distribution des produits ISR, et promouvoir les pratiques européennes au niveau international.

S’agissant de la RSE, Paris Europlace propose notamment «d’étendre les obligations de vote et de reporting ESG qu’appliquent les sociétés de gestion à tous les investisseurs institutionnels, et ceci au niveau européen». Il convient aussi d’encourager l’examen par les conseils d’administration des politiques et des risques RSE, selon des modalités à définir par l’entreprise. «Parallèlement, il faut réfléchir à la définition d’un cadre européen assurant une pleine transparence des méthodes de notation extra-financière et permettant l’émergence d’un référentiel européen opposable», ajoute l’association.

La promotion des différents concepts de finance responsable exige par ailleurs davantage de clarté et de pédagogie. Cela passe notamment par une meilleure définition de ce qu’est l’ISR et une meilleure lisibilité des produits. Si la France a déjà bien avancé sur cette question avec le label de Novethic ou le code de transparence de l’AFG, Paris Europlace juge nécessaire la création d’un label ISR européen.

Enfin, Paris Europlace souhaite promouvoir la prise en compte des critères ISR à l’échelon international. Par exemple dans les règles de l’Organisation mondiale du commerce, dans la politique de financement d’institutions telles que la Banque mondiale ou le FMI, «mais aussi dans le cadre de régulation» par le biais de Iosco. «Mais nous ne réussirons que si nous savons laisser aux acteurs, à commencer par les entreprise (y compris financières), suffisamment d’autonomie et de responsabilité pour leur mise en œuvre», conclut l’association.

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