Le big bang se poursuit dans la gestion avec la vente probable de Robeco

le 02/05/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Rabobank étudie la cession de sa filiale de gestion d'actifs. Elle poursuit son recentrage pour répondre au défi que pose Bâle 3

La consolidation dans la gestion d’actifs ne ralentit pas. Vendredi dernier, la banque néerlandaise Rabobank a admis étudier l’avenir de sa filiale Robeco, confirmant l’information qui circulait dans la presse locale. Le quotidien économique Het Financieele Dagblad indiquait dans son édition du jour que l’établissement espérait retirer entre 1,5 et 2 milliards d’euros d’une éventuelle cession et qu’il aurait mandaté Deutsche Bank et JP Morgan en qualité de conseils. Robeco est un acteur important de la gestion: il pesait 150 milliards d’euros d’actifs fin 2011.

A l’instar de ses rivales européennes, Rabobank – qui n’a pas commenté les chiffres ni l’identité des banques d’affaires – est confrontée aux exigences prudentielles de Bâle 3. Si elle n’a pas utilisé d’aides d’Etat au cours de la crise financière de 2008 (contrairement à ses concurrentes nationales ABN Amro et ING), elle a néanmoins décidé de mettre en œuvre un plan de réorientation stratégique – comprendre réduction de voilure et cessions d’activités non essentielles. Ses dirigeants avaient par exemple déclaré en mars dernier qu’ils limiteraient l’activité internationale du groupe aux secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

Ainsi, Rabobank a déjà vendu sa participation majoritaire dans la banque privée suisse Sarasin pour 1,04 milliard de francs au brésilien Safra en novembre dernier. En revanche, elle a volé au secours de Friesland Bank (croulant sous les créances douteuses) au début du mois, en l’acquérant.

La banque néerlandaise n’est pas la seule à chercher à se départir de sa filiale de gestion. Deutsche Bank est en négociation pour céder la plupart de ses activités, ne conservant que les parties européenne et asiatique de DWS, ainsi que la gestion de fortune. Guggenheim Partners est cité comme repreneur probable, pour un prix oscillant entre 1,5 et 1,6 milliard d’euros. Dexia, en cours de démantèlement, a lancé en mars le processus de vente de sa filiale Dexia Asset Management, avec l'envoi en mars des «infos-mémos» aux candidats intéressés. En 2010, la Société Générale avait rapproché l’essentiel de la gestion d’actifs à celle de Crédit Agricole en créant Amundi, dont il détient 25%.

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