Le sentiment des institutionnels vis-à-vis des actions s'améliore

le 05/04/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le nouveau Baromètre Allocation Actions L'Agefi - Axa IM révèle qu'un tiers des investisseurs français sont prêts à accroître leur exposition à ce marché

Près d’un tiers des investisseurs institutionnels français se disent «prêts à augmenter leur poche actions dans les 12 prochains mois». Tel est l’un des enseignements de l’enquête réalisée par L’Agefi en partenariat avec Axa Investment Managers. Une quarantaine d’investisseurs ont répondu à l’occasion de la première édition de ce Baromètre Allocation Actions, dont l’objet est de mesurer à intervalle régulier leur sentiment vis-à-vis de ce marché et de ses différents segments. La prochaine enquête aura lieu en septembre.

Au regard des autres classes d’actifs, si les obligations restent privilégiées (73% des investisseurs affichent une confiance forte), ce sont les actions de la zone euro (68%) qui suivent, devant, dans l’ordre, le monétaire, la gestion alternative, les actions internationales. Cependant, en termes de zone géographique, c’est la zone Amérique qui a leur préférence, devant la zone Pacifique, puis l’Europe, la France et l’Asie.

Pour Franz Wenzel, responsable de la stratégie d’investissement chez Axa IM, «cette préférence pour les marchés américains n’est pas surprenante car les investisseurs montrent clairement une confiance plus forte dans la politique économique américaine qu’européenne, après la crise de la dette en zone euro et avant les échéances politiques sur le Vieux Continent.»

Mais le professionnel se montre à l’inverse plutôt surpris de l’intérêt d’une forte proportion des investisseurs pour les actions, «les actifs risqués suscitant encore récemment la méfiance». Il est vrai cependant que, si les institutionnels tentés de diminuer leur exposition sur les actions restent très minoritaires (14%), beaucoup sont dans l’expectative. Ainsi 45% souhaitent maintenir leur pondération et sur une échelle de 1 à 5 évaluant leur niveau de confiance, 45% aussi se situent à 3 (32% au-dessus et 23% en dessous).

Même si elle n’est pas privilégiée par les «stock-pickers», l’approche sectorielle révèle d’importantes différences d’appréciation: c’est ainsi que les technologies de l’information sont plébiscitées par 95% des répondants, suivies par l’énergie, la santé et les matériaux. Sans surprise, la finance arrive en avant-dernière position (68% d’avis négatifs), devant les services aux collectivités (82%).

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