L'Ile-de-France souffre de l'inadéquation entre l'offre et la demande

le 16/02/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Il faut plus de deux ans pour écouler la grande majorité des bureaux de seconde main situés en périphérie

Alors que les utilisateurs, en particuliers les plus grands, sont toujours à la recherche de locaux neufs pour mettre en œuvre leur politique de rationalisation immobilière, le parc immobilier francilien est, lui, vieillissant. 57 % des 53 millions de m² de surfaces ont été construits avant 1990, rappelle BNP Paribas Real Estate.

«Les actifs neufs ou restructurés ne représentent que 25 % de l'offre disponible à un an», soulignait Thierry Laroue-Pont, président de BNP Paribas Real Estate Advisory France lors d'une conférence de presse la semaine dernière. L'offre rénovée ou en très bon état, sur laquelle se reportent naturellement les utilisateurs en cas d'offre neuve insuffisante, compte pour un tiers du marché. Enfin, «l'offre non rénovée, en décalage avec la demande des utilisateurs constitue 41 % du volume disponible à un an, ce qui se répercute sur le délai d'écoulement de l'offre», ajoute-t-il.

Le phénomène est particulièrement fort dans la périphérie de Paris. Si dans le quartier central des affaires, les trois quarts du stock de seconde main sont écoulés en moins de deux ans, le délai de commercialisation dépasse 24 mois pour près de 60% des biens anciens. «Nous montrons aux investisseurs la sensibilité du loyer à l'état des actifs, explique Thierry Laroue-Pont. Il faudra traiter ces actifs obsolètes». 75% des utilisateurs interrogés dans le baromètre BNP Paribas Real Estate/Essec souhaitent ainsi que leurs prochains locaux soient labellisés en termes environnementaux. En régions, l'obsolescence du parc est plus problématique. Les loyers étant globalement plus faibles, les propriétaires d'actifs secondaires ne peuvent pas espérer de retour sur investissement rapide.

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