« A court terme, nous maintenons en cash les montants désinvestis »

le 12/09/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Maryannick Plomion, gérante diversifiée chez AllianzGI Investments Europe

L’Agefi : Pourquoi vous allégez-vous si fortement en actions (40% de votre portefeuille en septembre contre 65% en juillet) ?

Maryannick Plomion : Après la consolidation des Bourses en juin, les niveaux de valorisation des sociétés étaient particulièrement attrayants, la prime de risque atteignait un de ses niveaux les plus élevés depuis plus de 20 ans. Notre allocation de 65% en actions fin juin exprimait ainsi un choix tactique, construit en renforçant notre exposition aux actions européennes et surtout en maintenant nos diversifications sur les actions américaines et celles des pays émergents. L’objectif était de profiter d’un rebond du marché, dans le sillage de l’annonce des résultats trimestriels des entreprises américaines que nous anticipions encore au-dessus des attentes. Dès mi-juillet, l’accélération de la dégradation des fondamentaux économiques et les révisions en baisse des prévisions de croissance bénéficiaires des entreprises que cela implique, nous ont conduits à alléger nos positions en actifs risqués. Puis, nos inquiétudes croissantes sur la dégradation des finances publiques, en Europe et outre-Atlantique, et la révision à la baisse de nos perspectives de croissance dans les pays développés, nous ont amenés à adopter un biais plus prudent en sous-pondérant globalement les actions.

Votre position de 20% en cash pourrait-elle encore croître ?

A court terme, nous maintenons en cash les montants désinvestis estimant que les taux souverains périphériques resteront sous tension tant que la crise des dettes des Etats ne sera pas maîtrisée. De plus, le niveau de taux historiquement bas des pays «core» a déjà largement profité de la très forte aversion pour le risque.

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