L'OCDE s'attend à une fin d'année difficile pour les pays du G7

le 09/09/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les effets de la crise boursière de cet été n'ont pas pu être intégrés aux prévisions de l'institution

C'était hier au tour de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) de revoir en baisse ses prévisions pour les pays développés. Tombé à 0,4% au 2e trimestre 2011, le taux de croissance dans les pays du G7 est certes attendu à 1,6% au 3e trimestre, mais redescendra à 0,2% au cours des trois derniers mois de l'année d'après l'institution. «La reprise s'est quasiment arrêtée au deuxième trimestre dans plusieurs économies de l'OCDE», explique-t-elle. D'abord, le commerce mondial a stagné au 2e trimestre. Ensuite, le marché de l'emploi ne redémarre pas et la confiance des consommateurs et des entreprises baisse, constate l'OCDE.

La crise de la dette souveraine en Europe et aux Etats-Unis et la crise boursière de l'été pourraient en outre peser sur l'économie réelle. Elles «ne se sont pas encore répercutées sur les indicateurs sur lesquels s'appuient les prévisions», précise l'institution pour qui le degré d'incertitude est actuellement particulièrement élevé.

Dans ce contexte, «le risque d'une contraction de l'activité est devenu plus élevé dans certaines des principales économies de l'OCDE», estime l'institution. L'Italie et l'Allemagne devraient chacune connaître un trimestre de récession d'ici la fin de l'année (voir tableau). Fortement pénalisé au 1er semestre par le tsunami, le Japon se distinguerait au 3e trimestre avec une forte hausse du PIB, soutenu par les efforts de reconstruction. Néanmoins, malgré les freins à la croissance mondiale, l'OCDE ne s'attend pas à un retournement de l'amplitude de 2008/2009. Un tel environnement justifie les politiques accommodantes en place, d'après l'OCDE. Toutefois, «si, dans les prochains mois, apparaissent des signes que la faiblesse persiste ou que l'économie risque de retomber dans la récession, les taux devront être abaissés là où des marges de manœuvre existent», souligne l'organisation.

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