« Il devient intéressant d’analyser les arbitrages possibles entre obligations et actions »

le 14/02/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Patrick de Fraguier, responsable de la stratégie d’Amundi

L’Agefi : La progression des Bourses depuis le début de l’année vous incite-t-elle à vous renforcer en actions ?

Patrick de Fraguier : La progression des indices boursiers actions valide notre scénario macroéconomique central de croissance plus solide et plus équilibrée aux Etats-Unis mais sans hausse de taux directeurs d’ici fin 2011. Les mouvements déjà entrepris fin 2009 et début 2010 avaient consisté à remonter le poids des actions au détriment des placements monétaires ou obligataires et à se réexposer aux pays développés. La progression des Bourses nous paraît justifiée tant par le momentum macro et micro que par la récente accélération de la dynamique des flux de souscription, véritable révélateur de la transformation de l’appétence en appétit au risque. Malgré ce contexte favorable aux actifs risqués, nous n’avons pas eu besoin d’amplifier les positions mais avons réalloué entre actions développées et émergentes. En revanche, nous sommes plus réactifs face à la rotation géographique et sectorielle, ce qui nous conduit à des arbitrages intra-classes.

Quels arbitrages pourriez-vous opérer dans les prochaines semaines ?

Tout en restant globalement positif sur les titres émis par les entreprises (actions et obligations), il faudra pouvoir être capable de détecter le bon moment pour réduire les expositions crédit considérant que les gains de portage pourraient être moins forts dans un contexte de taux plus volatile. Il devient intéressant d’analyser les arbitrages possibles entre obligations et actions (différentiel de rendement, couple performance/risque, thématique restructuration…). Par ailleurs, étant donné les niveaux bas, les surexpositions actions peuvent être en partie couvertes par des achats de volatilité courte.

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