Le ralentissement de l’immobilier américain se poursuit

le 01/12/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’indice Case-Shiller a reculé pour le troisième mois consécutif. Mais l’activité manufacturière envoie des signaux positifs

L’accès de faiblesse de l’immobilier ne sera pas momentané outre-Atlantique. Affecté par la fin des mesures d’incitation fiscale, le marché poursuit son déclin. L’indice S&P/Case-Shiller a reculé au mois de septembre de 0,8% en données corrigées des variations saisonnières par rapport au mois précédent.

Cette baisse a surpris les observateurs, le consensus Reuters ne tablant que sur un repli de 0,3%. Les prix de l’immobilier ont cédé du terrain en septembre dans dix-huit des vingt villes que couvre l’indice. Sur un an, l’indice limite sa progression à 0,6%, loin du point de pourcentage attendu par les économistes du panel Bloomberg.

Selon Teunis Brosens, économiste chez ING, «il n’y a pas encore de signes d’une reprise durable du marché immobilier. Les ventes restent faibles et les demandes en crédit hypothécaire limitées, ce qui montre que les acquéreurs demeurent réticents à s’aventurer de nouveau sur le marché». Dans ce contexte d’une baisse en double creux, avec en toile de fond l'impact des saisies immobilières et d'un chômage élevé, les prix devraient poursuivre leur mouvement de dégradation, du moins à court terme.

Malgré ce tableau peu engageant, certaines données publiées hier sont venues apporter quelques indications positives. L’indice de confiance du consommateur, établi par le Conference Board, s’établit à 54,1 en novembre contre 49,9 (révisé de 50,2) en octobre. La proportion des personnes jugeant qu'il est facile de décrocher un emploi est passée de 3,5% à 4,0%. Par ailleurs, l’indice PMI des directeurs d’achats de la région de Chicago ressort à 62,5 en novembre, son plus haut niveau depuis avril 2010, contre 60,6 en octobre.

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