L’Europe a les plus gros besoins de refinancement en immobilier d’entreprise

le 25/11/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Ils sont estimés à 126 milliards de dollars par DTZ pour 2011-2013. La situation apparaît assez tendue au Royaume-Uni, en Irlande et en Espagne

L’Europe a les plus gros besoins de refinancement en immobilier d’entreprise

Le marché de l’immobilier d’entreprise se prépare à de gros refinancements, particulièrement en Europe. Pour 2011-2013, DTZ évalue les besoins à 245 milliards de dollars dans le monde, dont 126 milliards pour le Vieux Continent, zone qui concentre les plus importants besoins (26 milliards en 2011, 40 en 2013 et 60 en 2013).

Bien qu’élevés, ces chiffre n’alarment pas le cabinet de conseil puisqu’il estime en parallèle que 376 milliards de dollars de nouveaux fonds propres pourraient être levés dans le monde. De quoi couvrir 1,5 fois les besoins.

Pour autant, il fait quelques mises en garde. La première concerne les situations pays par pays (voir graphique). Ainsi, le Royaume-Uni et l’Espagne affichent des besoins parmi les plus élevés en valeur absolue. C’est également vrai en valeur relative, sachant que leurs besoins représentent 6% des montants engagés sur leur marché alors que la proportion n’est que de 1% en Allemagne, en France et aux Etats-Unis. Quant à l’Irlande, la situation y est encore plus tendue. Les besoins de 6,5 milliards de dollars équivalent à 16% des fonds investis sur ce marché.

DTZ souligne aussi la dichotomie existant entre actifs. Les investisseurs ayant concentré leur attention sur les actifs de meilleure qualité, les actifs «non prime» aux rendements en hausse «restent encore très exposés».

Enfin, pour expliquer le niveau des besoins, le cabinet pointe le rôle qu’a pu jouer la prédominance des banques sur le financement en Europe ainsi que les maturités plus courtes qui y sont proposées. «Pour éviter qu'ils soient à nouveau confrontés dans le futur à cette difficulté, une diversification des créanciers de la dette immobilière serait opportune», à l’image de ce qui existe outre-Atlantique, préconise DTZ.

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