L’immobilier américain ne parvient pas à repartir

le 27/10/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les prix ont reculé pour le deuxième mois consécutif d’après l’indice Case-Shiller. En l’absence d’incitations, la demande cale

Après la fin des incitations fiscales, le marché américain peine à trouver un nouveau souffle. Pour le deuxième mois consécutif, le prix des maisons a baissé en août. Il recule de 0,3% par rapport à juillet, en données ajustées des variations saisonnières, d’après l’indice Case-Shiller publié hier par Standard & Poor’s. Les prix ont baissé dans quinze des vingt villes qui composent l’indice. Sur un an, l’indicateur freine sa progression. Il a gagné 1,7% contre une hausse de 3,2% en juillet.

Cette contre-performance s’explique par une offre importante, gonflée par les ventes liées aux saisies, et par le recul de la demande, en raison de la fin du crédit d’impôt pour les acquéreurs. «Le repli de l’indice est encore sans gravité car l’indice est une moyenne sur trois mois. Les données, relativement bonnes du mois de juin, sont donc encore prises en compte, et compensent la mauvaise performance des mois de juillet et d’août, observe Teunis Brosens, économiste chez ING. Le mois prochain, l’indice devrait reculer davantage. La baisse de prix est inévitable».

Le manque d’appétit des Américains pour l’immobilier est également visible au niveau des demandes de prêts hypothécaires. Elles se situent à leur plus bas niveau depuis treize ans. Les statistiques sur les ventes de biens existants pour le mois de septembre donnent toutefois une lueur d’espoir. Elles ont progressé de près de 10% entre les mois d’août et de septembre, d’après la National Association of Realtors. Pour Barclays Capital, cette avancée signifie que le marché de l’immobilier américain s’est stabilisé, mais à un très bas niveau.

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