« Weber or not Weber »

le 11/02/2010 L'AGEFI Hebdo

L’Allemagne se mobilise. Les journaux financiers, la CSU et la CDU, le parti de la chancelière Angela Merkel, soutiennent la candidature d’Axel Weber à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) pour succéder à Jean-Claude Trichet début 2011. Le « hic » est que l’Allemagne n’est pas seule à décider et que surtout Axel Weber, emporté par son zèle anti-inflationniste, est le responsable de la grossière erreur de la BCE de relever son taux directeur quand la crise battait son plein. Mêmes les plus fervents soutiens à la politique de la BCE parmi les économistes, reconnaissent en « off » que la banque centrale a perdu de sa crédibilité dans cette histoire. « La BCE est capable de tout. On l’a vu en juillet 2008 alors qu’elle connaissait l’état des bilans bancaires », cette phrase est devenue un ritournelle. Officiels, BCE, tout ce beau monde peut toujours le nier, désigner Axel Weber président de la BCE ne peut qu’accentuer cette réalité.

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