Réputation surfaite

le 08/04/2010 L'AGEFI Hebdo

L’imagination excessive des banquiers a été critiquée à bien des reprises depuis la crise. Las, les financiers auraient réussi le tour de force de se montrer en même temps bien moutonniers ! Une étude de Standard & Poor’s sur les CLOs (Collateral Loan Obligations), des véhicules de titrisation de dette corporate, met en effet en évidence des points de ressemblance troublants d’une structure à l’autre. Ainsi, la moitié des montages européens seraient exposés à une trentaine d’emprunteurs et les trois groupes les plus représentés seraient présents dans 85 % des structures. Résultat : un même défaut pourrait se propager comme une onde de choc dans les véhicules. Sans compter que ceux-ci ont également concentré les risques sectoriels, l’un d’entre eux comptant jusqu’à 36 % d’exposition à la même industrie. La « sophistication » tant décriée comme l’une des causes de la crise n’est donc même pas à la hauteur de sa légende.

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