Des rendements incomparables

le 30/09/2010 L'AGEFI Hebdo

La mode est à la comparaison des rendements des dividendes avec ceux des obligations d’entreprises. Une idée commune est que les premiers dépasseraient les seconds. Pourtant, en se livrant à quelques calculs permettant de formaliser la comparaison, il s’avère que la formule ne fonctionne que pour quelques secteurs, comme les télécoms, les utilities, l’énergie ou la santé. Ensuite, souligne Charles Bouffier, directeur général délégué d’Egamo et gérant de taux, « l’obligataire et les actions ne sont pas directement comparables ! Les obligations sont des titres à revenus fixes tandis que les actions sont des titres à revenus variables ». Les premiers sont dédiés à des stratégies de portage tandis que les seconds se destinent à la réalisation de plus-values. Ce qui n’interdit cependant pas d’espérer une revalorisation de ses titres de dettes lorsqu’ils sont mis en portefeuille et de surveiller quelques thèmes porteurs. Romuald Urvoas, analyste crédit d’Exane Derivatives, étudie par exemple la possibilité qu’une société classée high yield soit reprise par une entreprise investment grade, « à l’image de ce que l’on a vu pour Cognis rachetée par BASF ».

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