Rambo

le 20/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Quand, au lendemain de la faillite de Lehman Brothers, la Réserve fédérale américaine s’est décidée à mettre en œuvre une politique de quantitative easing de grande ampleur pour réanimer les marchés financiers et le financement de l’économie, les commentateurs ont dit alors que son président Ben Bernanke utilisait un bazooka pour régler le problème. Quelques mois plus tard, quand son homologue à la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, annonce des rachats de titres publics dans le marché secondaire, les observateurs ont alors dit qu’ils avaient choisi l’option nucléaire. Dans l’imaginaire des opérateurs de marché, les banquiers centraux ne peuvent qu’avoir recours à des armes de guerre et de dissuasion militaire pour sauver les marchés. C’est sûr, ces derniers aiment l’emphase et on peut se demander quel type d’armes ils choisiront à la prochaine crise.

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