La prévision, un art très délicat

le 06/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Répartition versus capitalisation, la panacée n’existe pas en matière de retraites. Le récent rapport de l’Université Stanford sur les retraites californiennes en fournit une illustration. Commandée par le gouverneur Arnold Schwarzenegger (photo), pressé par la Législature d’Etat d’examiner l’augmentation du coût des retraites publiques, l’analyse de la faculté portant sur les trois grands fonds CalPers (The California Public Employee’s Retirement System), CalsTRS (California State Teacher’s Retirement System) et UCRS (University of California Retirement System) - qui administrent ensemble les pensions d’approximativement 2,6 millions d’employés du public et retraités - a estimé leur déficit à plus de 500 milliards de dollars. La révélation de cet abysse, qui correspond à six fois la taille du budget de la Californie, a fortement contrarié CalPers. Et pour cause, ce montant dépasse largement les estimations officielles publiées par les trois fonds. En guise de riposte, le gestionnaire a dénigré haut et fort les méthodes de calcul des chercheurs de la prestigieuse académie, tout en défendant la composition de son portefeuille de placements qu’il qualifie de « bien équilibrée et diversifiée ». Affaire à suivre… Seul l’avenir dira si les retraités recevront leur pension.

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