L'avis de... Damien Comeliau, PDG de Co-Link

« La première demande de nos clients est la flexibilité »

le 08/07/2010 L'AGEFI Hebdo

Concrètement, comment avez-vous procédé avec Caceis ?

L’implémentation de notre outil Co-Reporter consiste en un ensemble de paramétrages et de personnalisation propres aux clients. Il a fallu développer une interface spécifique pour récupérer les données sources. Mais le travail le plus important consiste à se mettre d’accord sur les données elles-mêmes et les règles de calcul à utiliser. Il n’y a pas eu de développement en interne pour intégrer Co-Reporter, mais un gros travail sur les processus de contrôle et de validation à mettre en place. Pour l’outil Co-Stream, permettant d’accéder à la base de production du reporting, à tous les acteurs impliqués (comptables, commissaires aux comptes, traducteurs, contrôleurs interne…), c’est une solution qui s’intègre à l’organisation de nos clients. Elle est en production chez nos clients depuis 2010. C’est le résultat d’une idée qui a muri chez Co-Link et des demandes de nos clients. Caceis a fortement contribué à sa mise au point.

Quelle est la tendance concernant les outils de « reporting » en Europe ?

La première demande de nos clients est encore et toujours de la flexibilité dans l’utilisation des outils de reporting, alliée à une grande diversité dans la nature des produits couverts. Il existe environ 70.000 fonds en Europe dont 10.000 en France, contre 7.000 pour l’ensemble des Etats-Unis. La régulation est toujours un facteur incontournable avec, par exemple, la mise en place du KID (Key Information Document) imposé par la directive Ucits IV. Nous allons d’ailleurs proposer, d’ici à la fin de l’année, un module en charge de gérer la production de documents « vivants » comme le KID, mais aussi les prospectus ou le mémorandum opérationnel. Car quand une donnée technique change, quel est l’impact sur les documents à produire, quels documents deviennent obsolètes ?

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