Le poids des non-résidents dans la dette publique est un facteur de fragilité

le 13/05/2010 L'AGEFI Hebdo

Ciblage. Les investisseurs non résidents apprécient les titres de la dette française. Fin 2009, ils détenaient 67,9 % du total de la dette publique négociable sur les marchés, indiquent les données de l’Agence France Trésor (AFT). Ce qui est loin des records atteints par les titres autrichiens et grecs qui avoisinent un taux de « dépendance » extérieure de leur financement de près de 90 %. Entre 70 % et 80 %, on trouve l’Irlande, la Finlande et les Pays-Bas. Et beaucoup plus loin, vers les 50 %, figurent l’Espagne ou l’Italie, indiquent des données de BNP Paribas. Il est tentant d’établir une hiérarchie des pays à risque en fonction de l’importance des investisseurs étrangers dans la détention des dettes. Les économistes relèvent cependant que beaucoup d’autres critères sont pris en compte, comme les fondamentaux de nature structurelle (ratios d’endettement, niveaux des déficits publics, charge d’intérêts, etc.). Avec un taux de détention de la dette publique par les investisseurs étrangers proche de 80 %, le Portugal est tout de même dans la ligne de mire des marchés en dépit d’un honorable ratio dette/PIB de 75 %.

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