Maudits CDS

le 29/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Warren Buffett savait de quoi il parlait lorsqu’il qualifiait, bien avant la crise, les dérivés de crédit d’« armes financières de destruction massive ». Le célèbre milliardaire investisseur bataille ferme ces jours-ci au Congrès pour éviter que l’encadrement des dérivés de crédit, tel que le conçoivent les sénateurs, ne lui vale d’avoir à nantir de 6 à 8 milliards de dollars face aux quelque 63 milliards de CDS (credit default swaps) que comprend le bilan de sa société d’investissement Berkshire Hathaway. Un compatissant sénateur du Nebraska s’était chargé d’un opportun amendement en faveur du plus gros contribuable de son Etat et des Etats-Unis dans leur ensemble, mais les Sénateurs l’ont repoussé, en accord avec le Trésor qui considère que la leçon de la déconfiture d’AIG est encore trop cuisante pour remettre ce point en cause. Même pour un investisseur aussi indiscutable que Warren Buffett.

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